Toujours plus d'inégalités

par Syndicat CGT Le Meux  -  1 Septembre 2014, 17:01  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Les pauvres toujours plus pauvres et les riches...

L e 2 juillet 2014, l’INSEE a publié les résultats de son enquête sur les revenus des ménages en 2011.

8,7 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit 14,3 % de la population française, en augmentation pour la troisième année consécutive. Entre 2008 et 2011, le nombre de personnes ensituation de pauvreté a progressé de 900 000, dont 200 000 entre 2010 et 2011.

Dans cette période, le niveau de vie des 10 % les plus aisés de la population a progressé de 3,3 %, passant de 55 850 à 57 645 euros par an. C’est le niveau de vie par personne seule, soit le revenu disponible après paiement des impôts et versement des prestations sociales.

En additionnant tous les revenus des plus fortunés, il apparaît que les 10 % les plus riches ont gagné presque 24 milliards d’euros de plus (rapportés aux 34,3 milliards de l’ensemble) entre 2008 et 2011. La totalité de leurs revenus ayant augmenté de 336 à 360 milliards d’euros.

A eux seuls, ils ont reçu 70% de l'ensemble de la croissance de l'ensemble des revenus.

Par contre, celui des 10 % les moins favorisés a diminué de 1,8 %.

Il faut souligner que parmi les adultes de 18-60 ans, en situation de pauvreté, 2 millions travaillent, 1million est au chômage, et seuls 1,4 million (hors étudiants) est inactif.

La progression de travailleurs pauvres est continue depuis 2005, et ce sont ainsi 200 000 travailleurs supplémentaires qui, depuis cette date, sont tombés en-dessous du seuil de pauvreté.

60 % des travailleurs pauvres ne touchent que 977 euros, soit le double du RSA ; et 50 %, que 790 euros, soit le minimum vieillesse.

Ceux qui parlent d’« assistanat », pour dénoncer l’aide sociale, savent-ils seulement que les pauvres d’âge actif sont des travailleurs en emploi dans près d’un cas sur deux ? Et savent-ils que 300 000 enfants de 15 ans sont venus grossir les chiffres de la pauvreté ?

Ces chiffres sous-estiment la réalité, car la hausse des prix frappe davantage les ménages les plus pauvres, en raison de la hausse rapide des loyers et de la part plus importante de l’alimentation dans leur budget.

Toujours est-il, que l’affirmation selon laquelle « les pauvres deviennent plus pauvres et les riches plus riches », n’est pas une légende, mais bien une réalité !


Dans ces conditions, le partage des richesses n’est pas une utopie, mais bien un besoin, qui doit devenir réalité !

 

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