L'exploitation capitaliste

par Syndicat CGT Le Meux  -  27 Octobre 2014, 17:44  -  #Notes d'information Cgt Unilever

L'Exploitation capitaliste c'est ça:

" Etre salarié, c'est n'avoir pour survivre et pour satisfaire ses besoins vitaux que la possibilité de vendre sa force de travail manuelle ou intellectuelle ".

Dans le cadre du système capitaliste, nous savons tous que le travail n'est un plaisir pour personne, surtout quand nous savons que nous ne bossons et que nous nous levons le matin que pour l'enrichissement personnel d'une minorité de parasites qui sucent jusqu'à la moelle les travailleurs pour créer le maximum de bénéfices.

L'exploitation salariale

Etre salarié, c'est n'avoir pour survivre et pour satisfaire ses besoins vitaux que la possibilité de vendre sa force de travail manuelle ou intellectuelle. Il découle bien entendu qu'on est obligé de se vendre à un patron afin de survivre. En fait ce que le patron achète c'est la force de travail [ensemble de toutes les facultés physiques et intellectuelles qui existent dans le corps de la personnalité vivante de l'être humain et qu'il met en mouvement toutes les fois qu'il produit une valeur d'usage quelconque] afin de pouvoir l'utiliser, pendant un certain temps (8h par jour, 35h par semaine...) pour transformer la "nature" en marchandise.

Le salaire

Le salaire étant le prix de la force de travail (une marchandise), cette valeur est définie par le prix que le marché lui donne. Le salaire est composé de deux parties : La somme nécessaire pour l'ouvrier puisse reconstituer sa force de travail (nourriture...), et une deuxième partie fonction du rapport de forces entre capital et travail.

La première varie en fonction de ce que l'on définit par le minimum vital, et est fonction de l'époque et de l'endroit où l'on vit. La deuxième varie en fonction de ce que les travailleurs arriveront à arracher au patron, mais également fonction de l'offre et la demande, comme toutes marchandises. Le chômage a donc un intérêt évident pour la bourgeoisie : plus l'armée de réserve est importante (les chômeurs), plus l'offre est abondante alors que la demande baisse en proportion, et plus les prix sont bas. Mais il est également très important de constater que l'accroissement des richesses produites ne signifie pas nécessairement augmentation de salaire. Il suffit pour s'en convaincre de savoir qu'en vingt ans la part des richesses produites revenant aux travailleurs est passée de 69% à 60%, alors que les salaires ont augmentés. La concurrence capitaliste La production capitaliste consiste en une production de marchandise. Ce n'est qu'une fois vendue que se dégagera la plus-value crée par les travailleurs ; plus-value contenue dans la valeur des marchandises fabriquées.

La bourgeoisie s'est servie d'une crise économique, la bien nommée crise pétrolière, pour durcir la guerre de classe qu'elle mène contre le prolétariat. Le rapport de forces est de plus en plus en faveur du patronat. La bourgeoisie en profite pour remettre en cause tous nos acquis et développe des contrat de plus en plus précaires.

La problématique principale des capitalistes étant de faire baisser les coûts de production des marchandises afin de remporter le maximum de part de marché ;  diviser les travailleurs afin qu'il ne puissent s'organiser et les mettre en concurrence entre eux. Nous assistons en fait à une vague terrible de nouveaux types de contrat de travail (CDD, intérim, emplois jeunes devenus emplois services, projet du Medef de faire des " CDI de 5 ans "...)

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