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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

LES RISQUES PSYCHOSOCIAUX (PEUR DE PERDRE L’EMPLOI, TRAVAIL SOUS PRESSION, TENSIONS AVEC LA HIÉRARCHIE...) AUGMENTENT QUAND L’ENTREPRISE EST EN CRISE

ÉTUDE DARES - RISQUES PSYCHOSOCIAUX ET ENTREPRISES

Les salariés des entreprises « en crise » sont surexposés aux risques psychosociaux

Peur de perdre leur emploi, travail sous pression, tensions avec les supérieurs, etc. : les salariés des entreprises dites « en crise » sont davantage exposés aux risques psychosociaux que les salariés des autres entreprises, selon une étude de la Dares publiée le 24 juin 2015. Celle-ci révèle également que ces salariés ont une santé mentale fragilisée.

L’exposition des salariés aux risques psychosociaux (RPS) varie selon la situation économique de l’entreprise. Une étude de la Dares publiée le 24 juin indique, en effet, que plus le contexte économique est dégradé, plus les salariés sont soumis aux RPS. Dans les entreprises « en crise » (baisse d’activité, mesures de réduction du temps de travail et/ou des effectifs), qui concentrent 13 % des salariés, le personnel ressent davantage d’insécurité économique et est soumis à des conditions de travail plus difficiles. L’état de santé mentale de ces salariés apparaît par ailleurs fragilisé.

Un sentiment d’insécurité économique plus élevé

42 % des salariés des entreprises « en crise » déclarent « avoir des craintes pour leur emploi dans l’année qui vient », soit deux fois plus que les salariés des entreprises « stables » (19 %).

De plus, près de 35 % d’entre eux indiquent « ne jamais savoir quelles tâches [ils auront] dans un mois », contre environ 27 % des salariés des entreprises « stables ». Ces salariés sont aussi un peu plus nombreux à indiquer vivre « des changements imprévisibles et mal préparés » et à s’attendre à « devoir changer de métier dans les années à venir ».

Ce sentiment d’insécurité économique dans les entreprises « en crise » est par ailleurs associé à des conflits de valeurs plus fréquents. Les salariés ont 22 % plus de chance d’exprimer « être toujours ou souvent en désaccord avec le supérieur sur la façon de bien faire le travail » que ceux des entreprises « stables ».

Un travail plus intense et des rapports sociaux plus tendus

L’intensité du travail apparaît plus forte dans les entreprises « en crise » que dans les entreprises « stables ». La probabilité que les salariés signalent « travailler sous pression », « devoir se dépêcher pour faire son travail » ou « devoir penser à trop de choses à la fois » est significativement plus élevée (+ 14 %).

Les rapports sociaux sont aussi plus tendus. 34 % des salariés des entreprises « en crise » indiquent vivre des tensions avec leurs supérieurs, contre 28% de ceux des entreprises « stables ». Ils sont également plus nombreux à déclarer que leur « supérieur ne [les] aide pas à mener [leurs] tâches à bien ».

Les salariés des entreprises « en crise » sont enfin confrontés à une intensité émotionnelle un peu plus forte. 30 % d’entre eux signalent « devoir cacher ses émotions » dans le travail, contre 27 % dans les entreprises « stables ».

Une santé mentale fragilisée

La situation économique de l’entreprise impacte également la santé mentale des salariés. Dans les entreprises « en crise », les salariés ont 31 % plus de chance de déclarer un risque de dépression que ceux des entreprises « stables ». Ils sont aussi près de 40% à indiquer que leur « travail est mauvais pour [leur] santé », soit un risque supplémentaire de 19 %.

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