CODE DU TRAVAIL ASSASSINÉ - LES MOBILES DU CRIME AVOUÉS PAR METTLING !

par Syndicat CGT Le Meux  -  20 Septembre 2015, 22:45  -  #Notes d'information Cgt Unilever

LE CODE DU TRAVAIL A ÉTÉ NEUTRALISÉ PAR LA LOI MACRON ; QUELS SONT LES MOBILES DU CRIME ? LE RAPPORT METTLING SUR LE NUMÉRIQUE AVOUE...

C’est fait. La loi Macron du 6 août 2015 en finit avec un Code du Travail dénigré et calomnié. Un mensonge d’État pour un meurtre en amis du Capital. Macron neutralise et contourne le Code non parce qu’il est "illisible", mais parce que la société de marché ne peut plus ni le lire ni le voir.

Le Code n’est pas tout le droit. Il symbolise une république qui, selon les termes de la Constitution, voulait corriger par les lois sociales l’inégalité fondamentale entre employeur et employé. La loi Macron y met un terme.

Le droit suit et entérine le rapport des forces. La société de marché réduit le Travail à une annexe marginale, elle sert la gloire du banquier, du rentier, du financier.

Pour eux, "la fortune vient en dormant"., car l’argent travaille pour eux.

Qu’importe les gens, ils en veulent pour leur argent. D’où le chômage de masse, les trappes à précarité, l’ascension de la pauvreté et l’insécurité sociale. Les capitaux, l’argent sacré, gambadent, multiplient et prospèrent en toute liberté. Un monde sans loi gouverné par les financiers...

Sortent de cette orgie de capitaux des agents très spéciaux dont la charge explosive est de maquiller l’assassinat du code du travail, mis pour "lois sociales". Le tout au nom de la "simplification", de la "rapidité" nécessaire au marché, de la modernité.

Mettling et son rapport sur la vie au travail et le numérique fait partie de la bande. Le cadavre de l’ancien Code encore tiède, Mettling, DRH d’Orange (la neutralité du Net...), prétend que le numérique est l’aubaine pour en écrire un nouveau ! Le bobard semble marcher, de nobles experts mordent à l’hameçon et aspirent à une Conférence sociale d’octobre qui chantera l’hymne du numérique généralisé.

Mettling n’enchante que les mémoires vides. La belle histoire (storytelling) d’un numérique aubaine annonçant un avenir radieux nous déjà été racontée en... 1978 ! C’était "l’informatisation de la société" annoncée comme le crédo de "la société libérale avancée" de Giscard. Les ordinateurs sont là connectés en réseaux, autour d’eux des géants mondiaux ont mis le Net en coupe réglée.

Mais les emplois détruits par milliers, les usinées fermées, ont été passés à l’acide de l’informatique de profit. C’était des emplois ouvriers.

La phase ultime de la révolution numérique s’en prend cette fois au travail intellectuel. Mettling établit un rapport gouvernemental pour avancer sur un terrain déblayé de droits sociaux et miné par un chômage de masse.

Mettling déploie une idéologie numérique forgée pour préparer les esprits à une expulsion des travailleurs intellectuels par les robots. Des millions sont concernés, chez les employés et les travailleurs intellectuels. Tout ça vaut bien une messe à la gloire du Grand Architecte Numérique de l’Univers à venir...

Le drapeau de la croisade Mettling, c’est le grand remplacement du salariat par les auto-entrepreneurs, les créateurs de petites entreprises et les start-up. Le salariat traditionnel mis à mal par le chômage et la précarité n’aurait ce qu’il mérite puisqu’il est frappé d’obsolescence.

Les cols blancs vont être vitriolés par le numérique comme le furent les cols bleus. Confondre le vitriol avec le nectar de l’avenir radieux, voilà un beau contresens. C’est ce sur quoi compte Mettling, qui profite du crime du Code du travail.

L’alternative ? Eveiller cette belle endormie, la mobilisation sociale.

JG

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