Nos vies valent plus que leurs profits La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! L'État démolit le logement social et l'emploi dans le BTP - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L’objectif de construire 150 000 logements HLM par an ne cesse de s’éloigner. Seuls 117 000 logements sociaux ont été financés en 2013, et 106 000 en 2014

Le ministère du Budget étudie la possibilité de réduire le montant des aides à la pierre, reniant la promesse de François Hollande de les doubler. L’objectif de bâtir 150 000 HLM par an s’éloigne, révèle l'Humanité dans un article date du 4 septembre 2015.

Asphyxie de la construction de HLM et de l'emploi dans le BTP !

Ce sera peut-être le bilan de fin de mandat de François Hollande en matière de logement. Telle est la crainte relayée toute la semaine par de nombreux acteurs du secteur, alors que les derniers arbitrages budgétaires sont en train d’être tranchés à Bercy.

Les nouvelles délivrées cet été n’ont cessé de semer le trouble.

Lorsqu’il a présenté les grandes lignes budgétaires pour 2016, le ministre du Budget, Christian Eckert, a annoncé le 9 juillet que le gouvernement s’apprêtait à:

  • > Réduire les allocations personnalisées au logement (APL) et
  • > prétendument « Optimiser » les aides à la pierre destinées à la construction du logement social.

Objectif: un recul budgétaire de 296 millions d’euros !!!

Après une réunion avec les dirigeants du mouvement HLM, jeudi, le ministre du Budget a voulu rassurer.

« Les aides à la pierre demeurent essentielles pour soutenir la construction des logements sociaux », a-t-il précisé dans un communiqué cosigné par la ministre du Logement, Sylvia Pinel. Et d’ajouter : « Elles seront maintenues. »

Mais les deux ministres se sont abstenus d’en préciser le niveau.

Bercy a même demandé aux organismes HLM de faire un effort supplémentaire pour alimenter un nouveau fonds national des aides à la pierre cogéré par les bailleurs sociaux et l’État. Il faudra donc attendre le 11 septembre, et la présentation du projet de loi de finances 2016, pour connaître les intentions réelles du gouvernement

Un désengagement de l’État sonnerait comme un reniement de François Hollande, car « Le président de la République s’est engagé à doubler le budget de l’État consacré aux aides à la pierre, pour atteindre un objectif de production de 150 000 logements sociaux par an », a rappelé en début de semaine le Collectif des associations unies, regroupant 33 associations de lutte contre la pauvreté et le mal-logement.

Un nouveau coup porté au logement social

Pour la fédération des Offices HLM, cette remise en cause des aides à la pierre est également un mauvais signal adressé aux collectivités locales qui pourraient à leur tour revoir à la baisse leurs engagements pour le logement social, à l’heure où les dotations d’Etat diminuent.

Enfin, la mise en place de ce fonds et des taxes et prélèvements sur les organismes souvent évoqués pour l’alimenter, feraient peser sur les offices un poids financier supplémentaire, qui risque de se traduire "en bout de chaine" par de nouvelles hausses de loyers.

La dégradation de l'emploi l'emploi dans le BTP s'aggrave, pendant que la crise du loement s'aggrave.

La baisse régulière de la construction de Logements à Loyers Modérés (117 000 logements sociaux ont été financés en 2013, et 106 000 en 2014), a évidemment un effet terrible sur l'emploi, car la construction individuelle et privée suit la même pente.

Ce ralentissement des constructions, a des conséquences fois sociales pour les ménages, qui sont de plus en  plus nombreux à attendre un logement, alors que le marché de l'immobilié privé s'effondre à cause de la baisse du pouvoir d'achat et de la précarisation du salariat qui provoque une augmentation des refus de prêts par les banques.

Il a aussi des conséquences sont économiques pour le secteur du bâtiment, qui devrait perdre 45 000 nouveaux emplois cette année, selon la Fédération patronale du bâtiment.

En Haute Normandie, le secteur perdu près de 10% de ses emplois depuis 2011 (voir graphique Insee ci-dessus ou sur le site de l'Insee ici), sans compter les emplois perdus chez les équimentiers (grues, machines diverses, etc., comme dans la production des matériaux et matériels nécessaires à la construction (fenêtres, Peintures, isolation, toitures, bloiserie, électricité, etc.)

"Quand le bâtiment va tout va", dit le vieil adage ! Le contraire est vair aussi: "Lorsque le bâtiment va mal, tout va mal" ! Et tout fout le camp ! 

Raison de plus pour être tous ensemble dans la rue le 8 octobre 2015 !

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