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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

DERRIÈRE LE CABINET D’EXPERTS CHARGÉS DE DIRE NON AU "COUP DE POUCE" (9€ MENSUELS PAR MOIS POUR 2016), LA PIOCHE DES DÉMOLISSEURS DU SALAIRE MINIMUM

Derrière le refus obstiné d’augmenter le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) se cache la volonté farouche du gouvernement de liquider tout salaire minimum de référence, pour faire baisser le "coût du travail"

Pas de hausse, même minimale, en vue pour le salaire minimum. Pour la quatrième année de suite, le gouvernement exclut de compléter la revalorisation automatique du Smic, au 1er janvier prochain, par un « coup de pouce ».

La décision officielle sera annoncée le 14 décembre, devant la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) mais « il n’y a pas de débat », confie-t-on au sein de l’exécutif. Le gouvernement s’apprête ainsi à suivre de nouveau la recommandation du groupe d’économistes chargés depuis sept ans d’émettre un avis consultatif.

Dans son dernier rapport, finalisé le 30 novembre, ces experts soulignent que «  même si le chômage tend à se stabiliser, le futur reste encore très incertain » et ce n’est donc « pas le moment d’ajouter à l’incertitude en cherchant à accélérer dès à présent la hausse des salaires.  »

Et ce d’autant plus que, selon le mensonge en vigueur dans ce petit monde des experts de gouvernement, il n’y aurait pas eu de décrochage : les salaires auraient continué d’augmenter tout au long de la crise et la progression du SMIC, même sans coup de pouce gouvernemental, « est restée très proche de celle du salaire moyen » ces trois dernières années, pointe le rapport.

Depuis son installation en 2008, ce groupe d’experts a toujours recommandé de ne pas aller au-delà de la hausse légale du SMIC.

Entièrement renouvelé en 2013, il est actuellement présidé par François Bourguignon, directeur de l’Ecole d’économie de Paris, et se compose des économistes Pierre Cahuc (CREST), Eve Caroli (Ecole d’économie de Paris), Stefano Scarpetta (OCDE) et de la sociologue Dominique Goux (Crest).

1.466 euros brut par mois

Dans ces conditions, la revalorisation du SMIC devrait uniquement être indexée sur l’inflation des ménages les plus pauvres (premier quintile de la distribution des niveaux de vie), complétée de la moitié des gains de pouvoir d’achat du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE), selon la formule légale en vigueur.

A fin septembre, l’inflation du premier quintile était nulle, depuis le début de l’année comme sur douze mois glissants. A fin octobre, le SHBOE progressait de 1,2 % sur un an, avec une inflation globale à 0,1 %. Si ces tendances se confirment sur les dernières semaines de l’année, le SMIC serait automatiquement revalorisé de 0,55 %, après 0,8 % en janvier 2015.

Le SMIC horaire brut passerait alors de 9,61 euros aujourd’hui, après arrondi, à 9,67 euros à compter du 1er janvier. Pour un salarié à temps plein, il atteindrait 1.466 euros brut par mois, 9 euros de plus qu’aujourd’hui

Près de 1,7 million de salariés étaient au SMIC fin 2014. Cela représentait à cette date 11,1 % des salariés du secteur concurrentiel. ■

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