Nos vies valent plus que leurs profits La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Lacroix-Saint-Ouen : chasse aux sorcières après la grève chez Webhelp ? - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Lacroix-Saint-Ouen : chasse aux sorcières après la grève chez Webhelp ?

Webhelp n’en a pas fini avec les conflits sociaux. Après l’accord de sortie de crise signé le 27 avril au bout de vingt jours de grève sur le site du centre d’appels de Lacroix-Saint-Ouen, la CGT appelle à un nouveau débrayage, jeudi matin.

En cause : plusieurs dizaines de courriers reçus ce mardi par des salariés qui ont participé au dernier mouvement et les convoquant à des entretiens préalables à d’éventuels licenciements pour des fautes graves.

« Cela me conforte dans l’idée que ce sont des patrons voyous, revanchards après l’accord que nous avons obtenu car la prime d’intéressement va s’étendre à l’ensemble des sites Webhelp », tempête Jérôme Pottier, secrétaire général de la CGT FAPT (fédération des activités postales et de télécommunications).

Bélinda Hafir, représentante du syndicat au sein de l’entreprise, lettres en main, énumère : « Elle, elle m’a soutenue. Tous les jours elle était avec moi. Elle aussi, elle aussi… » Jérôme Pottier poursuit : « Nous n’avons pas le détail de ce qui est reproché mais, à tous les coups, ils sont allés chercher des retards. Sur un mois, ils ne peuvent licencier plus de sept personnes mais ils vont vouloir faire des exemples. Pourtant, dans l’accord, la direction s’engageait à ne pas faire de représailles. »

Une promesse qu’assure respecter Ferdinand Chauchat, le directeur du site de Lacroix-Saint-Ouen : « Les représailles, ça aurait été de ne pas accorder des heures supplémentaires, par exemple, à un gréviste ». Les lettres de convocation envoyées en vague ? « C’est habituel. Nous avons 98 % de nos 700 salariés qui travaillent bien, ils ne comprendraient pas qu’on ne sanctionne pas ceux qui ne travaillent pas bien. Il y a aussi des non grévistes dans le lot. La grève avait retardé l’envoi de ces courriers. »

Cinq retards de suite sont par exemple considérés comme une faute grave. La CGT proteste d’ailleurs : « La personne n’est considérée à son poste que lorsque l’ordinateur est connecté. Parfois, cela peut prendre du temps, il peut y avoir des pannes… » Ferdinand Chauchat conclut : « Une grève, chez nous, le client le remarque tout de suite parce qu’on ne prend pas d’appels. Ça a un impact négatif. » La CGT FAPT a prévu de rencontrer le sous-préfet dans les jours qui viennent pour l’avertir de l’envoi de ces convocations.

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