FAIRE DU 12 SEPTEMBRE UN GRAND MOMENT DE LUTTE, POUR STOPPER MACRON ET SON GOUVERNEMENT La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Les géants de la consommation alertent sur l’emploi et la guerre des prix - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Après des négociations avec la grande distribution « entachées d’irrégularités », des multinationales comme Danone, Coca-Cola ou Unilever estiment ne plus pouvoir suivre le rythme de la guerre des prix.

L’emploi sera-t-il la prochaine victime de la guerre des prix et de la bataille entre la grande distribution et ses fournisseurs ? C’est le cri d’alarme que lancent les fabricants des grandes marques de biens de consommation en tirant le bilan des négociations annuelles achevées fin février. « 40 % de nos adhérents envisagent des réductions d’effectifs cette année pour compenser les baisses de tarifs issues des accords conclus pour 2016 », affirme Richard Panquiault, le directeur général de l’Ilec, qui regroupe 75 multinationales présentes dans les rayons des super et des hypermarchés français (Coca-Cola, Danone, L’Oréal, Unilever, Nestlé, etc.).

« Plus d’autres variables d’ajustement que l’emploi »

Bien sûr, au final, toutes ces sociétés ne lanceront pas des plans de suppressions de postes, mais, poursuit-il, « après trente-six mois de baisse des prix, cela indique qu’elles n’ont plus d’autres variables d’ajustement que l’emploi. Les budgets consacrés à l’innovation et au marketing ont déjà été réduits ».

L’Ilec pointe que 85 % des produits de grandes marques ont vu leurs prix rognés en 2015, avec des reculs de plus de 4 % pour près de la moitié d’entre eux. Un constat qui intervient quelques jours après la publication du rapport de l’Observatoire des prix et des marges : alors que les prix agricoles ont baissé en moyenne de 2,4 % en 2015, les tarifs payés par les consommateurs pour les produits alimentaires ont légèrement augmenté (+0,5 %). L’Association des entreprises agroalimentaires (Ania) estime même que les marges brutes du secteur sont « au plus bas depuis 1974 ».

Des ventes qui stagnent

Le problème, c’est que cette baisse généralisée des prix n’est pas compensée par une hausse des volumes, puisque, pour la première fois depuis 2011, les ventes ont stagné l’an dernier dans les super et hypermarchés. Ajoutez un contexte de guerre des prix entre grandes enseignes, désormais prises dans une spirale de promotions permanentes, et vous obtenez des négociations commerciales entre distributeurs et four­nisseurs, censées fixer les prix pour l’année à venir, particulièrement tendues.

«  Pour la première fois, la date butoir officielle du 29 février n’a pas été respectée, avec 20 % des contrats signés au-delà », estime Richard Panquiault, qui dénonce des processus « entachés d’irrégularités de la part des grandes centrales d’achats et des accords signés sous la ­contrainte. » 

Contactée par « Les Echos », la Fédération du commerce et de la distribution n’a pas souhaité réagir à ces accu­sations. L’Ilec, qui s’est plaint de la situation auprès du ministre de l’Economie, appelle la répression des fraudes à enquêter sur ces retards.

 Lesechos.fr-04/05/2016

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