FAIRE DU 12 SEPTEMBRE UN GRAND MOMENT DE LUTTE, POUR STOPPER MACRON ET SON GOUVERNEMENT La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Valls s’acharne contre la CGT - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

«Nous ne pouvons plus avoir de telles manifestations dans la capitale. C’est insupportable» a déclaré ce matin Valls sur France inter. Insupportable, pour lui et ses amis financiers qui nous gouvernent, sans doute. Mais la raison de cette « insupportabilité » qu’il avance est tout autre : il évoque les débordements en marge de la manifestation et l’incompétence de la CGT à organiser de telles manifestations.

Il y a eu en effet eu des affrontements hier, des actions de casse. Ces actions étaient toutes « ciblées » : banques, assurances et publicités. Pas sûr que cela nécessite beaucoup de débat. Il n’est pas certain que le monde de la finance tremble à chaque fois qu’un distributeur de billet est vandalisé mais que la jeunesse y voit un symbole. Des camarades présents en tête de cortège ont observé des stratégies agressives de la part des forces de l’ordre. La Préfecture et le gouvernement ont très clairement choisi la provocation. Il y eut bien entendu des petits groupes qui cassaient et sur lesquels le service d’ordre ne pouvait agir,  et il y eut des réactions de la part d’une partie des manifestants qui en ont ras le bol de ces provocations, de ces violences policières. A 14 heures a eue lieu une première charge totalement disproportionnée sur le boulevard de Port-Royal.  Les gazages et les charges  se sont poursuivies tout au long de la journée, et de la nuit. Les forces de l’ordre n’ont pas hésité à tirer sur des street médics (bénévoles qui prodiguent les premiers soins aux personnes blessées lors des manifestations, le plus souvent par les forces de l’ordre) qui soignaient des blessés. Une grenade de désencerclement a été lancée sur des photographes. Gazages,  coups de matraques, canon à eau déployé. L’attirail à la disposition des forces de l’ordre était varié et a été utilisé parfois illégalement (tirs tendus).

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Au delà de la CGT et de son service d’ordre c’est nos libertés fondamentales qui sont mises en cause par les propos de Valls. Preuve que ce gouvernement est aux abois, il pense a interdire ce genre de manifestation. Manifestation qui d’ailleurs  n’a pas été organisée par la CGT mais par 7 organisations syndicales de salariés et de jeunesse qui, depuis 4 mois, dans l’unité, demandent le retrait de ce texte régressif !

La CGT ne peut être tenue responsable de la casse en marge de manifestation. Aujourd’hui, on parle plus de l’incident (que nous regrettons) à Necker que des revendications du million de personnes réunies hier pour défende leurs droits. Ce qui est le fait d’une poignée de personnes fait plus de bruit dans les médias que ce qu’ont fait le même jour plus d’un million de personnes. Certes, briser les vitres d’un hôpital c’est idiot mais en profiter pour instrumentaliser la détresse des enfants malades et de leurs parents pour décrédibiliser un mouvement social, c’est indécent et inacceptable. C’est pourtant la stratégie de communication mise en œuvre depuis hier, par Cazeneuve et Valls, bien entendue relayée  par la droite et par les médias.

Parlons un petit peu de stratégie puisque nous y sommes. Certains d’entre nous ont déjà vu, en manifestation, des policiers lancer des pierres sur leurs collègues CRS. C’est arrivé. Et puisque cela est arrivé, nous pouvons imaginer que diverses stratégies bien puantes pour dé-servir le mouvement soient mises en place. Beaucoup de manifestants ont émis l’hypothèse que la lenteur des CRS pour intervenir lors de casse était voulue. Et bien sur France info, ce matin, le secrétaire général du syndicat policier majoritaire Alliance, Jean-Claude Delage, s’est interrogé lui aussi sur les consignes reçues par les policiers pendant les manifestations. Il le répète dans les médias: ils ne font qu’obéir aux ordres. L’objectif? Discréditer le mouvement. Manœuvre basse et digne d’un gouvernement au bord du gouffre.

« Je pense que ça vise aussi à discréditer le mouvement social et syndical parce qu’évidemment, lorsque des syndicalistes manifestent contre un texte et qu’il y a des casseurs qui cassent tout dans le quartier, que les riverains sont exaspérés et que la police ne peut pas rapidement intervenir, et bien ça discrédite aussi quelque part le mouvement social » estime Jean-Claude Delage. 

Valls, au delà de ses provocations ce matin sur les ondes de France Inter, a été incapable de répondre aux questions des auditeurs. Son entêtement pathétique, ses provocations ne doivent que nous renforcer. Oui ce gouvernement doit plier. Oui, ce gouvernement devra répondre des actes violents commis par sa police avec son accord.

La loi travail ne passera pas! Et tous ensemble, dès demain dans la rue, dans nos boîtes, continuons le combat!

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