FAIRE DU 12 SEPTEMBRE UN GRAND MOMENT DE LUTTE, POUR STOPPER MACRON ET SON GOUVERNEMENT La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Besoin de renouer le dialogue social avec le gouvernement vraiment ? - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Publié le par FSC

 

La presse vient d'annoncer la diffusion d'un appel au gouvernement (voir ci-après) à renouer la discussion sur la loi travail : « Loi travail. Des cadres dirigeants lancent un appel pour renouer avec le dialogue social en France »

Cet appel émane de cadres dirigeants d'entreprise, de PDG, de militants syndicaux et politiques divers parmi lesquels on peut discerner d'anciens dirigeants de la CGT, des dirigeants actuels de l'UGICT (organisation spécifique des cadres et techniciens), des économistes du PCF ...

Quel est donc le sens de cet appel dans la bataille que nous vivons contre la loi travail ?

Le premier « constat » sur le plan économique est donc que ça va plutôt mieux au plan économique ("les investissements repartent").

Cette "embellie" résultant en quelque sorte de "la mise en commun des intelligences et des savoir faire" , sous-entendu dans les entreprises.

Ce qui rappelle fâcheusement la déclaration de Thierry Lepaon au "Nouvel Economiste "de 2014 "Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés".

La crise sociale, donc la lutte, les grèves, les blocages mettant en péril cette fragile reprise.

Renvoyant au fond dos-à-dos le gouvernement et le mouvement social, malgré une dénonciation des effets possibles de la logique de la loi travail et ceux du dumping social et du "court-termisme".

Et à partir de ce constat pour préconiser quoi ? Le retrait de la loi ? L'abandon du 49-3 ?

Dans la mesure où c'est le pouvoir socialiste qui vise à la remise en cause des conquis sociaux séculaires et de haute lutte !

NON !

Ce que l'appel préconise c'est la reprise d'un "dialogue social apaisé"

Comme s'il s'agissait d'une simple affaire de bonne volonté de part et d'autre.

Comme si les mesures prévues dans la loi travail, l'inversion de la hiérarchie des normes, les mesures sur la médecine du travail, le referendum d'entreprise … ne venaient pas de loin !

Comme si ces mesures n'étaient pas dictées par l'Union et la Commission européennes encadrées par des directives qui visent à s'appliquer à tous les peuples européens.

Comme si donc le "dialogue social"n'était pas utilisé depuis de nombreuses années avec la complicité de la CFDT pour couvrir les pires renoncements aux droits et garanties des travailleurs ! (cf. l'ANI, les réformes successives des retraites ...)

Le blocage réside fondamentalement, essentiellement dans la volonté des classes dirigeantes et de l'oligarchie européenne d'infliger de nouvelles régressions au monde du travail !

Laisser croire que dans ces conditions "un dialogue social apaisé" est possible et puisse être porteur de nouvelles avancées pour les travailleurs, c'est au mieux promouvoir des illusions.

Implicitement pour les dirigeants syndicaux de la CGT signataires de cet appel son contenu constitue une critique et un démarquage de l'orientation de lutte de la direction confédérale.

Et implicitement de l'esprit combatif qui a animé les bases militantes engagées dans les grèves reconductibles, les manifestations, les blocages de site ...

La presse ne s'y est d'ailleurs pas trompé qui en diffusant l'appel a titré : "Les cadres CGT prennent leurs distances avec Martinez" !

Il s'agit donc sous un couvert consensuel (avec des forces extérieures au mouvement syndical) d'une offensive contre les orientations prises pour une part au 51e congrès et dans les luttes concrètes qui ont suivi et qui précisément après plus de 20 ans d'accompagnement réformiste renouent en partie avec les traditions de classe de la grande CGT.

Dans la CGT la lutte entre ceux qui veulent y faire prédominer le "dialogue social" si cher aux dirigeants de la CFDT et de la Confédération européenne des Syndicats et ceux qui savent que seul les luttes et le rapport de forces sont en mesure et d'enrayer les régressions et de donner corps à de nouvelles conquêtes se poursuit donc !

Sous des formes renouvelées.

Comme le prouvent toutes les grandes dates où des millions de femmes et d'hommes se sont mis en mouvement : 1936 et le Front populaire, la Libération, mai 1968, les luttes avec la jeunesse contre le CPE … les conquis vont avec !

Dans les rapports sociaux capitalistes il n'existe pas de "mise en commun des intelligences et des savoir faire" … au service du bien commun et de l'intérêt général !

Pour la CGT et ses militants il s'agit donc de ne pas se laisser bercer par les illusions réformistes !

A l'inverse pour nous, la mise en cohérence jusqu'au bout d'une orientation de lutte et donc de classe, passe aussi par une attitude résolument critique de l'Union européenne, par le retrait de la CES et par l'inscription plus résolue que jamais de la CGT dans les tâches de la "double besogne" du syndicat conjuguant luttes quotidiennes et luttes pour la transformation radicale de la société !

 

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