Nos vies valent plus que leurs profits La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Gestion médiatique et politique des violences : euro et manifs contre la loi travail, 2 poids 2 mesures! - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

A propos de l’euro 2016 marqué par de très lourdes violences et de la propagande médiatique et gouvernementale #loitravail

10 juillet 2016, finale de l’Euro de Football. Tandis que les tente de gaver les français de chauvinisme sportif saturant les ondes autour du ballon ronds, silence totale sur les violences entourant l’Euro.

Dès le lendemain de la finale de l’Euro, le ministre de l’intérieur se délivre à lui même un satisfecit quand à la gestion de la sécurité de l’Euro. Un Euro pourtant marqué par les violences.

A telle point que la Tour Eiffel est restée fermé le lundi 11 juillet, et cela en raison des très violent affrontements qui se sont déroulés aux abords du Trocadero. La Société d’exploitation de la tour Eiffel précisant que la situation ne « permet pas d’ouvrir aujourd’hui dans des conditions de sécurité correcte. La veille, alors que la Fan zone du trocadéro avait pour une fois fait le plein, des incidents ont éclatés la police repoussant sans ménagement des supporters voulant accéder à la retransmission du match. Des poubelles et des deux roues ont été incendiés.Plus de 50 personnes ont alors été arretées par la police.

Après la victoire du Portugal, 6 supporters portugais ont été blessés à coups de tessons de bouteille et au couteau, l’un deux étant dans un état grave. Deux personnes ont par ailleurs été blessés par une voiture sur les champs Elysées alors que la circulation aurait du être interrompue. Rappelons qu’entre 3500 et 4000 policiers avaient pourtant été mobilisés.

le deux poids deux mesures du gouvernement et des médias

Ces violences du 10 juillet s’ajoutent à la très longues listes des déprédations commises dans le cadre de l’euro de football. Par exemple

  • des scènes de batailles rangées impliquant des centaines de hooligans à Marseille les 9 et 10 juins causant plusieurs dizaines de blessés dont un blessé grave.
  • 21 juin batailles rangées entre hooligans d’extrême droite polonais et ukrainiens à Marseille
  • Lors du match République Tchèque Croatie des violences ont été commises dans le stade, avec notamment le jet de fumigène et de bombes agricoles sur la pelouse. Le prefet déplore alors qu’il « manquait à l’UEFA 150 à 200 personnes, en agents de sécurité, agents de palpation et stadiers pour remplir correctement sa mission »
  • Des hooligans ukrainiens et allemands se sont affrontés à Lille. De même que des hooligans anglais y ont attaqué des supporters russes. Plus de 50 personnes ont été blessés, 16 nécessitant une hospitalisation
  • A Lyon affrontement entre des hooligans anglais et des hooligans lyonnais.
  • A Nice, des affrontements entre supporters ont fait 8 blessés

Pour autant, aucun média, aucun journal télévisé n’aura osé faire sa une le 11 juillet sur les violences et les casseurs. Ni d’ailleurs sur les violences qui ont suivi la demi finale France Allemagne. Ce que ne manquait pas de souligner les réseaux sociaux

C’est pourtant à ce traitement que condamne systématiquement les médias de l’oligarchie capitaliste les manifestations du mouvement social. Refusant de parler du million de manifestants à Paris le 14 juin et de leurs revendication pour ne parler que d’un casseur, félant sans être interpellé par la police pourtant présente en masse quelques vitres de la façade de l’hopital Necker.

Par ailleurs, malgré les scènes d’ultra violences entre supporter, il faut constater la retenue des forces de l’ordre. Il n’a d’ailleurs été fait état d’aucun blessés par violences policières. A l’inverse, visant délibérément les manifestants, des manifestants nassés, encagés et bloqués pendant des heures par une police cherchant l’affrontement, les forces de l’ordre ont causés dans leurs interventions des centaines et sans doutes des milliers de blessés dont plusieurs très graves. Notamment avec l’usage massif de grenades et de fusil à balle en caoutchouc contre les manifestants.

Malgré de très nombreuses violences, ni incrimination de l’UEFA, ni interdiction des matchs

Selon les chiffres du ministre de l’intérieur, en à peine un mois de compétition, plus de 1550 personnes ont été interpellés, 891 placées en garde à vue et 59 personnes ont été condamnés à des peines de prison ferme ou avec sursis. A la mi mai, Bernard Cazeneuve – surnommé par les travailleurs Gazeneuve en raison de la violente répression des manifestations – revendiquait avoir procédé à plus de 1000 arrestations et une cinquantaine de condamnation (dont un bon nombre politique) dans le cadre de la répression du mouvement social contre la Loi Travail. Les violences lors de l’Euro auront donc générées près de 4 fois plus d’arrestations que le mouvement social contre la Loi Travail. Et l’on peut ajouter qu’au contraire de l’Euro, le mouvement social a lui fait l’objet de violences policières et de nombre d’arrestation arbitraires, dans une politique répressive visant à terroriser les manifestants

Pourtant, ni le premier ministre, ni le ministre de l’intérieur n’ont recouru à l’interdiction d’aucun match de cet euro troublant l’ordre public, ni à des menaces contre l’UEFA ou la société privée organisatrice de l’Euro (une société dont les bénéfices sont défiscalisés). Dans le même temps, face à la contestation démocratique et sociale de la Loi Travail, une loi dictée par Bruxelles et écrite par le MEDEF avec l’aide de la CFDT, les mêmes ont interdit plusieurs manifestations, essayer d’interdire les manifestations à Paris et menacé la CGT et l’intersyndicale. personne n’aura non plus entendu les LR ou le FN demandé à l’UEFA de rembourser les dégâts causés par les hordes de « supporters » ravageant certaines des villes où se sont déroulés les match. Ce deux poids deux mesures démontrent bien ce qu’il en est de l’instrumentalisation des violences par le gouvernement pour tenter de justifier la violente répression visant à interdire l’opposition syndicale et politique à la Loi Travail, une violente repression qui est le seul argument avec l’anti démocratique 49.3 pour permettre au gouvernement d’obéir aux ordres de la Commission Européenne et satisfaire ainsi le grand patronat.

Source de l'article, le site initiative Communiste

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