FAIRE DU 12 SEPTEMBRE UN GRAND MOMENT DE LUTTE, POUR STOPPER MACRON ET SON GOUVERNEMENT La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! La lutte ça paye ! : Subway Ampère, victoire des salariés ! - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

Unilever Logo

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

Syndicat CGT unilever HPC France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La lutte ça paye ! : Subway Ampère, victoire des salariés !

par FSC

Source le site de l'Union départementale CGT :

http://www.ulcgt7-8lyon.fr/2016/11/04/subway-ampere-victoire-des-salaries-en-lutte/

Ce jeudi 3 novembre, après plus de 3 semaines de mobilisation et de débrayage, les salariés du Subway Ampère ont eu gain de cause et gagné sur leurs revendications en obtenant : le retrait des sanctions contre les grévistes, le paiement des heures de grève et des heures supplémentaires dues, plus une prime de 100 € ! C’est un exemple concret que l’on peut dire stop à la précarité et faire reculer son patron, même dans une très petite entreprise, en s’organisant et en posant la question de la lutte collective par la grève !

Interview de Corentin, un des salariés gréviste (et victorieux !) : 

Bonjour Corentin, tu as participé avec tes collègues de travail à la grève sur le subway ampère, peux-tu revenir sur l’organisation de la lutte ?

Alors avant de se porter gréviste, nous sommes d’abord rentrés en contact avec la CGT. Nous nous posions pas mal de questions, notamment sur nos contrats. La CGT a organisé un rassemblement d’une vingtaine de militants puis nous avons posé nos revendications et débuté la grève avec débrayage. Le rassemblement a permis d’imposer un rapport de force avec le manager, il a reçu un gros coup de pression. La venue et le soutien de la CGT a fait changer l’attitude du manager. Le nombre de personne s’opposant à lui est passé de 2 à 20. Après avoir posé les revendications, on a mis en place de la grève avec débrayage entre 12h et 14h pendant le rush puis le soir pour ne pas assurer la fermeture. Après trois jours de grève, le patron a commencé à nous remplacer par des salariés d’autres Subway. Ceux qui étaient à l’initiative de la lutte ont reçu un avertissement et des menaces de sanctions. La semaine d’après, l’inspectrice du travail est venue suite à l’appel de la CGT et elle est restée 3 heures et a constaté l’ensemble des manquements par rapport au droit du travail, notamment l’entrava au droit de grève. Après la venue de l’inspectrice c’est devenu compliqué pour nous de continuer la grève pour des raisons économiques. Nous avons contacté notre patron mais il ne voulait pas négocier sur nos revendications sauf pour les heures modulables. Grâce au rapport de force construit, il a bien voulu les passer en heures supplémentaires. Nous avons décidé, avec la CGT, de demander un protocole de fin de conflit et on a négocié avec notre patron. Lors de la négociation, il y avait l’inspectrice du travail, deux salariés grévistes, le superviseur et le patron.

 

Qu’avez-vous obtenu ?

Tout d’abord, et c’est important pour nous, on a obtenu le retrait des sanctions qu’on a reçu durant la lutte ainsi que le paiement des heures de grève. Egalement une prime de 100€ nets pour tous les salariés du Subway concernant le surplus d’activité durant l’euro. Enfin, le paiement des heures supplémentaires, la fin des heures modulables et possiblement une reconnaissance d’une Unité Economique et Sociale des trois restaurants qu’ils possèdent sur Lyon. Cette reconnaissance pourrait l’obliger à mettre en place des élections du personnel.

Quel a été l’apport de la CGT durant la mobilisation ?

Avant, pendant et après en fait. Au départ, on ne comprenait pas notre contrat de travail. La CGT nous a apporté une expertise juridique sur notre contrat ainsi que l’esprit de lutte. Il y a eu une aide logistique avec les drapeaux et un réel soutien militant. Sans vous, on n’aurait pas pu mettre autant de pression au patron. Après, tout au long de la lutte, à chaque fois que le patron ou le manager nous parlait, j’appelais la CGT pour nous aiguiller. Toujours un militant de disponible : c’est important d’avoir un regard extérieur. C’est aussi la CGT qui nous a mis en lien avec l’inspectrice du travail. Pour la négociation, le syndicat nous a préparé avec une simulation de négociation, ça nous a bien aidé, on n’est pas venu à l’improviste. Globalement j’ai beaucoup appris sur le code du travail grâce à la CGT et à la lutte.

Commenter cet article

Visiteurs

224945

 

Vous pouvez maintenant commenter tous les articles en cliquant sur la case orange en bas à droite de l'article

Articles récents

Hébergé par Overblog