Nos vies valent plus que leurs profits La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Militants CGT traités de «terroristes»: Condamnation requise contre Pierre Gattaz pour diffamation - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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JUSTICE En cause : des propos tenus en mai dernier par le patron des patrons, en plein conflit sur la loi Travail...

« Assimiler des syndicalistes à des voyous et des terroristes, dans le contexte actuel, en France, est quelque chose qui n’est pas digne et n’a pas sa place dans le débat social. »

C’est ce qu’a estimé ce jeudi le procureur Loïc Pageot, appelant le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) à condamner pour diffamation le patron du Medef, Pierre Gattaz, sans préciser de peine.

Des propos tenus en plein conflit sur la loi Travail

En cause : des propos tenus en mai dernier par le patron des patrons, absent lors de l’audience. En plein conflit sur la loi Travail, il avait appelé le gouvernement dans les colonnes du quotidien Le Monde à « ne pas céder au chantage, aux violences, à l’intimidation, à la terreur », ajoutant que c’est « visiblement » « la conception du dialogue social » de la CGT.

Et d’ajouter : « faire respecter l’Etat de droit, c’est faire en sorte que les minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes ne bloquent pas tout le pays. »

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Les réactions indignées dans la classe syndicale comme politique

Ces propos avaient suscité une avalanche de réactions indignées, dans la classe syndicale comme politique. Pierre Gattaz était d’ailleurs lui-même revenu sur ses déclarations, reconnaissant que « le mot terroriste était inadapté dans ce contexte ».

« Étonné » par les réquisitions du parquet, l’un des avocats du prévenu, Me Jean Veil, a affirmé que « l’intention de Mr Gattaz n’était évidemment pas de comparer les militants CGT à des djihadistes ». « Le mot « terroriste » n’est pas interdit », a-t-il lancé au tribunal.

Le jugement doit être rendu le 16 février

« Je ne comprends pas que la CGT pousse des cris de jeune fille outragée quand on lui dit qu’elle a des méthodes de voyous ou de terroristes, elle qui nous parle dans ses tracts de « patrons voyous », voire de « patrons djihadistes » », a de son côté plaidé son collègue Dominique de Leusse.

La CGT, qui a assigné le patron du Medef en justice, lui réclame 10.000 euros de dommages et intérêts. Le tribunal rendra son jugement le 16 février.

 

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