FAIRE DU 12 SEPTEMBRE UN GRAND MOMENT DE LUTTE, POUR STOPPER MACRON ET SON GOUVERNEMENT La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! AMIENS : après les Goodyear c'est au tour des Whirlpool ! - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Syndicat CGT unilever HPC France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les capitalistes ne connaissent qu'un critère : LE PROFIT!

Souvenez vous de la campagne contre les Goodyear par la presse et les syndicats " partisans du dialogue social" : ils désignaient les Goodyear et leur syndicat CGT comme responsable de la fermeture de l'entreprise par leur "intransigeance" , leur refus d'accepter les conditions imposées par la direction (les 4/8 ...).

Ceux qui en appellent à la soumission aux exigences insatiables du capital trahissent les travailleurs!

Seules les luttes sont en mesure de freiner leurs appétits, seule l'intervention de l'état peut modifier leurs choix, seule l'appropriation par les travailleurs des moyens de production est en mesure de soustraire la vie économique au bon vouloir de ceux qui quant au fond loin d'être des créateurs d'emploi et de valeur ne sont que des prédateurs!

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Source : Le Monde

Whirlpool va délocaliser la fabrication de sèche-linges d’Amiens en Pologne

Le fabricant américain d’électroménager Whirlpool a annoncé mardi 24 janvier son intention de cesser la production de sèche-linge dans son usine d’Amiens au 1er juin 2018, pour la délocaliser en Pologne, dans le cadre d’une restructuration de ses activités européennes dans ce segment. « Whirlpool France fera tout son possible et engagera les ressources nécessaires » pour trouver un repreneur pour son site d’Amiens, qui emploie 290 personnes, ainsi que « de nouvelles activités pour attirer des emplois », a ajouté le groupe dans un communiqué.

Cette fermeture à moyen terme n’est pas une surprise pour les salariés. Ils la craignent depuis de nombreux mois. « Un faisceau de preuves nous a conduits à penser qu’un projet de cessation d’activité était dans les tuyaux », indiquait Cécile Delpirou, déléguée CFE-CGC de l’usine, qui souhaite poursuivre son combat avec les autres organisations de l’intersyndicale (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC).

Départs non remplacés

Fin 2016, il y a eu le départ du directeur du site, Raphaël Delrue. Cet ancien directeur s’est longtemps opposé à toute délocalisation. Il avait depuis le tournant des années 2000 mené plusieurs plans de restructuration pour conserver la compétitivité du site. Entre 2002 et 2017, les effectifs ont ainsi été ramenés de 1 300 à 290 personnes…

« Ces deux dernières années, le directeur avait encore taillé dans les coûts et réussi à repousser l’échéance de la fermeture », assure un proche du dossier. Dans le même temps, la direction avait continué à investir, entre 30 et 40 millions d’euros pour moderniser le site. Et début 2015, Jeff Fettig, le PDG du groupe américain, avait assuré dans Le Figaro qu’« Amiens a toujours été une usine importante pour la France et l’Europe »

Cela n’a pas suffi. Et les indices se sont accumulés. Depuis plusieurs mois, les départs de CDI ne sont remplacés, même à des postes-clés, que par des CDD. Il y a eu également la visite de techniciens de Beck & Pollitzer, une entreprise extérieure censée mener un audit de sécurité du site. « En cherchant sur Internet son nom, on a découvert qu’il s’agissait d’un spécialiste des transferts industriels. Cela commence à faire beaucoup », indique la syndicaliste.

Depuis 2014, et le rachat d’Indesit par Whirlpool, l’avenir du site picard était en fait en suspens. « Tous les sites et services sont en double dans le groupe. Il y a déjà eu 80 suppressions de postes de commerciaux l’an dernier rien qu’en France. Les restructurations industrielles, notamment en Italie, sont prévues à partir de 2018 », poursuit Cécile Delpirou.

Sur le créneau des sèche-linge, le groupe américain dispose de deux sites spécialisés à Yate, en Angleterre, pour l’offre d’entrée et le moyen de gamme, et Amiens, pour le moyen et haut de gamme, qui avait d’ailleurs obtenu le label « Origine France garantie ». Le site anglais produit environ 900 000 unités par an, contre de 300 000 à 500 000 pour le français.

Si elle est à plus forte valeur ajoutée, cette production n’était plus rentable selon la direction du groupe américain, qui a réalisé près de 21 milliards de dollars (19,5 milliards d’euros) de chiffre d’affaires en 2015 et doit présenter jeudi ses résultats financiers pour l’année 2016. Selon nos informations, non confirmées par l’entreprise, le site français perdrait chaque année entre 7 et 10 millions d’euros.

Délocalisation

La perspective du Brexit, et la sortie à terme du marché unique européen du Royaume-Uni, aurait pu donner une dernière chance au site français pour rapatrier la production anglaise. Mais cet argument n’a pas convaincu le groupe américain. « Aujourd’hui, la baisse de la livre a donné un avantage à l’Angleterre, constate Cécile Delpirou. Demain, ils chercheront plutôt à produire à l’Est. »

« Au départ, les deux sites français et anglais étaient appelés à fermer, assure une source proche du dossier. Whirlpool veut créer dans son usine de Lodz (en Pologne) de nouvelles lignes de production spécialisées sur les sèche-linge, aux côtés de celles vouées à la fabrication de réfrigérateurs et autres cuisinières. »

Matignon et les élus locaux sont montés au créneau pour sauver le site en organisant des échanges à très haut niveau avec la direction de Whirlpool, qui n’a pas cédé. Le groupe américain souhaite mener à bien ses restructurations. La France lui a conseillé de chercher des solutions pour le site amiénois avant d’engager un plan de sauvegarde de l’emploi. Histoire d’éviter un nouveau conflit dur dans l’agglomération picarde, encore marquée par le conflit « Goodyear ».

Publié par FSC

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