Nos vies valent plus que leurs profits La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Les détournements coutumiers du système contre le monde du travail : le cas Macron/Drahi/SFR - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

PAR FSC

Les feux médiatiques sont braqués sur Fillon sur des comportements décrits au final comme des dérapages personnels, tout au plus comme relevant des pratiques d'un certain nombre d'élus coupés du peuple et des réalités.

Qu'il faut sanctionner bien sûr, pénalement, moralement, politiquement au nom de la probité, de la transparence ...

Soit.

Mais nos grands médias dénonciateurs de ces comportements sont en même temps muets sur les aspects pourtant systémiques eux bien plus profondément, de pratiques et de connivences qui débouchent sur des situations payées cash par les travailleurs.

Aspects qui dévoilent les liens structurels et les intérêts croisés entre les politiques au service du capital et les affairistes financiers, prédateurs de l'économie, des entreprises et de l'emploi et les médias propriétaires des mêmes affairistes.

Un cas emblématique, celui de Macron dans le gouvernement socialiste à la tête du ministère de l'économie.

En 2014 Patrick Drahi est en concurrence avec BOUYGUES TELECOM pour racheter SFR.

Arnaud Montebourg Ministre de l’Economie et des Finances avant d’être débarqué du gouvernement s’oppose au rachat de SFR par Drahi,  estimant qu’il doit se mettre en règle fiscalement avec la France alors que sa holding ALTICE est au Luxembourg , qu’il vit en Suisse et qu’il a la nationalité israélienne.

Dès son arrivée à Bercy le 28 octobre 2014 son successeur MACRON nouveau ministre de l’Economie et des Finances, signe lui le décret en faveur de Drahi l’autorisant à racheter SFR et déboute BOUYGUES Télécom. .

Et dans quelles conditions Drahi rachète-t-il SFR, sous accord de Macron?

Eh bien e utilisant la méthode crapuleuse dite LBO (voir notre article :

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/10/sfr-drahi-le-stade-suppreme-du-capitalisme.html

) dont le mécanisme consiste à emprunter auprès des banques l'argent qu'on n'a pas ou qu'on ne désire pas investir et à ensuite rembourser la dette contractée en se payant sur la bête, c'est-à-dire à dégager des profits en liquidant massivement les emplois et en licençiant donc.

Chez SFR la saignée ça a été 5000 emplois sacrifiés sur les 15.000 existant : 1/3 des salariés jetés à la rue, sacrifiés sur l'hôtel du profit pour les prédateurs et leurs complices politiques.

Et comment le prédateur économique, par ailleurs déjà grand propriétaire de presse renvoie-t-il l'ascenseur au politique qui l'a si bien servi ?

Comment ça profite ensuite à Macron ?

Eh bien Drahi met son appareil médiatique (l'Express, L'expansion, L'étudiant, Libération, BFM-TV, RMC) qui inclue l'intervention d'instituts de sondage (Interactive) à la disposition de la promotion présidentielle du sieur Macron.

Ainsi la boucle est bouclée.

Et ce sont les travailleurs qui font les frais de ces connivences systémiques. Cela en toute légalité.

La justice et les médias ne mettront donc pas au pilori ni le prédateur économique ni son complice politique, Emmanuel Macron.

Non au contraire ils s'extasieront sur la nouvelle coqueluche « anti-système » présente sur les unes de dizaines de magazines, promotionnée à longueur de colonnes .. ; sans rien dire des ses liens douteux avec les milieux financiers et de ses interventions bien réelles au service de l'oligarchie dont il fait partie, dans son passage au pouvoir.

Mais que va en penser l'opinion, mais que vont en penser les travailleurs dûment informés par les réseaux sociaux libres et leurs organisations syndicales de cette réalité là, inhérente à la domination de classe ?

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SOURCE le blog de d'Eric Verhaeghe le 16 novembre 2016

Drahi, Macron et Bernard Mourad


Les amateurs d’entrefilets à signaux faibles ont évidemment noté cette information passée inaperçue début octobre: Patrick Drahi, homme d’affaires sulfureux, surendetté et très influent pèse de tout son poids dans la campagne du jeune Macron. Il lui a même délégué l’un de ses meilleurs colonels: Bernard Mourad.

Bernard Mourad, le patron d’Altice Media Group va abandonner ses fonctions dans les prochains jours pour rejoindre l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron comme conseiller spécial. (…) Ce proche de Patrick Drahi a choisi de démissionner pour éviter tout conflit d’intérêt dans ses nouvelles missions auprès de l’ex ministre de l’Economie, un ami de plus de 15 ans.

Son arrivée structure le mouvement « En Marche!», lancé en avril dernier par Emmanuel Macron, pour le transformer en véritable parti politique. Bernard Mourad sera plus spécifiquement en charge des questions et relations avec les sphères économiques. Cet ancien banquier d’affaires devrait également apporter une aide précieuse, grâce à ses réseaux, dans la recherche de financements pour la campagne présidentielle. (…)

Auparavant directeur général de Morgan Stanley à Paris, Bernard Mourad s’est fait connaître pour avoir épaulé Patrick Drahi sur ses deals dans les télécoms, notamment le rachat de SFR, en 2014. Durant sa carrière de banquier d’affaires, il s’était également construit une solide réputation dans le secteur des médias en conseillant l’américain Hearst dans le rachat des magazine internationaux de Lagardère. Il avait aussi conseillé Mondadori dans l’acquisition d’Emap France et accompagné des fonds d’investissement pour la reprise d’une partie de Vivendi Publishing.

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