celui qui n'a pas le courage de se rebeller n'a pas le droit de se lamenter La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Ploermel : pour les salaires, pour le service public, blocage de la plate-forme Serval! - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Syndicat CGT unilever HPC France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Depuis le 7 février dernier, la CGT section mines-énergie initie, chaque mardi, un mouvement de grève destiné à dénoncer leurs conditions salariales et le démantèlement progressif du service public. Une mobilisation intitulée « Les Mardis de la colère » qui s’invite actuellement sur le parc d’activités de Camagnon à Ploërmel, et plus précisément à la plateforme Serval, propriété d’EDF.

Un lieu hautement stratégique

Si la CGT a choisi de bloquer la plateforme Serval, c’est tout simplement parce que c’est un lieu hautement stratégique. En effet, cette plateforme logistique alimente en matériel les entreprises GRDF et ERFD, récemment devenue Enedis, des régions Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charente, soit un total de 13 départements. Un mouvement enclenché par le syndicat au niveau national. « Car, aujourd’hui, sept plateformes de ce type, au nombre de 11 en France, sont bloquées », souligne Stéphane Le Roux, secrétaire général du syndicat des mines et de l’énergie du Morbihan.

Blocage total

Les syndicalistes présents n’ont pas empêché les salariés qui le souhaitaient à rejoindre leur poste de travail à l’intérieur de la plateforme. Toutefois, ils n’ont pas hésité à bloquer l’entrée et la sortie des livraisons. Résultat : aucun camion n’a pu venir chercher du matériel ou en déposer jusqu’à la find e la journée. « L’objectif : faire pression sur nos patrons afin qu’ils revoient leur copie. » Un mouvement qu’ils reconduiront jusqu’au mardi 7 mars compris, sur de multiples sites, tenus secret, du groupe EDF.

Revendications

Quelles sont leurs revendications ? « Elles concernent pour l’essentiel les mesures salariales, explique Stéphane Roux. Nos salaires sont bloqués pour l’année 2017, avec 0 % d’augmentation. C’est du jamais vu depuis 70 ans ! » De plus, il dénonce la suppression de 7000 emplois annoncée par EDF, « dont 2000 concerne la seule filiale Enedis. Et pourtant, Enedis vient d’acter, pour 2020, une enveloppe de 742 millions à destination de ses actionnaires. »

Cette perte d’emploi, associée à la dégradation des conditions de travail, la CGT mines-énergie de la digère pas. « EDF nous asphyxie pour financer ses projets, tel celui du « grand carénage », qui consiste à sécuriser ses sites nucléaires afin de prolonger leur durée de vie. Coût : 55 milliards d’ici 2025. Tout cela, comme le financement des EPR anglais, Areva et la mise en place des compteurs Linky, n’est, selon nous, qu’une grosse fumisterie », analyse Christophe Guillet, secrétaire général de la section mines-énergie d’Ille-et-Vilaine.

« EDF est en train de tout casser »

Ce qu’il regrette également, avec son homologue morbihannais, c’est le démantèlement progressif du service public d’EDF. « On ferme des boutiques, on retire le minimum de contact et invite les usagers à se rendre sur Internet ! Pourtant, les usagers, eux, payent toujours plus cher. Comment comprendre que la facture s’alourdit alors que l’on se voit proposer de moins en moins de services ? », s’interrogent-ils. EDF malheureusement est en train de tout casser. »

Maëva Dano

Publié par FSC

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