celui qui n'a pas le courage de se rebeller n'a pas le droit de se lamenter La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! La « fin du travail » aux usines Tesla ? - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Elon Musk, PDG de Tesla et SpaceX, voitures électriques de luxe et fusées low cost, est la star des patrons ‘modernes’, à l’esprit ‘start-up’, promoteur de l’intelligence artificielle et des technologies du futur. Eh bien voilà que ce patron multimilliardaire est sur la même ligne que Hamon. Au World Government Summit 2017, à Dubaï, il a affirmé qu’il « y aura de moins en moins d’emplois qu’un robot n’arrivera pas à mieux maîtriser. [...] La production de biens et de services sera très élevée. Avec l’automatisation, il y aura une abondance. Presque tout sera très bon marché. Je pense que nous allons finir par faire un revenu de base. Ça va être nécessaire ».

Abondance et volupté, l’avenir que nous prépare le patronat d’avant-garde ? En tout cas, pendant que Musk expose ses visions à Dubaï, les ouvriers de Tesla ne semblent pas vivre la disparition de l’emploi de la même manière. Début février, un ouvrier de l’usine ultra-moderne de San Francisco a décrit sur Internet ses conditions de travail : « La plupart de mes 5 000 collègues travaillent bien plus de 40 heures, avec un nombre excessif d’heures supplémentaires obligatoires [ce qui donne 60 à 70 heures de travail par semaine]. En plus des longues heures de travail, les machines ne sont souvent pas ergonomiques, compatibles avec nos corps. Il y a trop de torsions et de mouvements superflus pour des tâches qui pourraient être simplifiées si l’avis des travailleurs était pris en compte. Ajoutez-y le sous-effectif et une pression permanente pour travailler plus vite et atteindre les objectifs de production, et des blessures surviennent forcément. Il y a quelques mois, six des huit collègues de mon équipe étaient en arrêt au même moment à cause de douleurs dues au travail. Le pire est que j’entends des collègues dire qu’ils souffrent, mais craignent de le signaler de peur d’être étiquetés comme des râleurs ou des mauvais ouvriers par la direction. » [1]. Quant aux salaires, ils sont en dessous de la moyenne du secteur et les syndicats restent interdits (ce qui est rare dans l’automobile).

Finalement, l’exploitation du XXIe siècle ressemble à s’y méprendre à celle des siècles précédents !

M.S.

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