FAIRE DU 12 SEPTEMBRE UN GRAND MOMENT DE LUTTE, POUR STOPPER MACRON ET SON GOUVERNEMENT La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! PSE Cargill: la CGT fait valoir son «droit d’alerte» - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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HAUBOURDIN

PSE Cargill: la CGT fait valoir son «droit d’alerte»

Un projet de réorganisation de l’entreprise intègre la délocalisation de services partagés et la suppression de 26 postes. Le PSE passe mal après les conclusions d’un rapport alarmant, transmis au CHSCT, sur les conditions actuelles de travail. Le syndicat CGT a donc fait valoir son « droit d’alerte ».

Cargill est présente à Haubourdin depuis 2002. Le site emploie 350 collaborateurs. Cargill est l’un des leaders mondiaux de la production d’amidon et de ses dérivés. photo Patrick JAMES

1.

Contexte

Le 21 juin 2016, les salariés de Cargill Haubourdin, filiale du groupe américain Cargill, découvraient l’ouverture d’un PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi). Ce plan prévoit la suppression de 26 postes sur un effectif de 350 salariés. Il a été homologué fin décembre 2016 par la DIRECCTE (Direction du travail). Pour mémoire, l’usine d’Haubourdin comptait encore 850 salariés en 1985, avant le rachat en 2002, par le groupe américain Cargill, leader agro-alimentaire. À l’issue des congés de reclassement, il pourrait rester 315 salariés.

2.

Action

Fin juin 2016, les salariés (tous services confondus) font deux mouvements de grève (96 heures). Ils ne sont pas parvenus à sauver l’emploi, mais ils ont obtenu une enveloppe d’indemnité équivalente à celle négociée lors des précédentes réorganisations, soit 275 000 € pour 26 indemnités programmées. «  Mais notre mouvement de grève a ralenti néanmoins le PSE de Cargill France qui envisagerait la suppression d’environ 80 emplois », se félicite une salariée, entourée d’autres dans le local CGT.

3.

Réaction

Le syndicat CGT Cargill est «  consterné  par cette volonté politique de l’État de soutenir une entreprise comme Cargill Haubourdin en lui offrant 1,2 millions d’ € du CICE (Crédit d’impôt compétitivité emploi) sans avoir aucune contrepartie » puisque l’entreprise transférerait une partie de son activité en Bulgarie, en Pologne et centralise son service paye en Bretagne.

Dorian Vallois, secrétaire CGT, estime «  qu’il n’y a pas de difficultés économiques qui justifient les suppressions d’emplois  », alors que que le groupe Cargill présente «  au niveau mondial des bénéfices records  » (827 millions de dollars au 1er trimestre 2017, en augmentation de 35 %).

À la suite de deux rapports, l’un économique et l’autre sur les conditions de travail, le syndicat CGT a envoyé «  un courrier d’alerte  » le 14 février à Cargill France, au directeur de Cargill Haubourdin, au CHSCT, à la DIRECCTE, à la médecine du travail, pour témoigner «  de gros problèmes de conditions de travail  » : surcharge de travail, pression accrûe sur les salariés avec des méthodes de management «  inhumaines  »... Le syndicat CGT, pensant «  à ceux qui restent  », a donc fait valoir jeudi auprès de la direction, de la DIRECCTE, et du Pôle santé travail, son droit d’alerte «  pour danger imminent  ».

Dans le courrier, il évoque «  les burne-out, le taux d’absentéisme  » (6,5%). «  Soit la direction sera d’accord et fera une enquête, soit elle ne sera pas d’accord, alors ce sera l’inspection du travail qui devra donner son avis !  », explique Dorian Vallois.

«  Par ce droit d’alerte, on soutient les salariés, on prend nos responsabilités. À la direction de prendre les siennes !  »

La chasse au «temps mort»

Dans le rapport adressé le 14 février au CHSCT de Cargill, les salariés alertent sur le mal-être, les risques psycho-sociaux qui découlent du projet de réorganisation et des 26 suppressions de postes programmées : «  On a été pressés comme des citrons  », «  des pleurs sont monnaie courante  », «  des collègues sous anxiolytiques et antidépresseurs, des burn-out  », «  un seul salarié qui travaille dans un open space de 16 salariés au sein du CTL  », «  un dialogue fermé avec la direction  », sont quelques-unes des remarques.

Autour de la table, dans le local syndical, on évoque «  un travail devenu impersonnel. L’open space, ça a été le début de la fin. Ça crée des conditions de travail sous pression tout le temps !  ». L’une indique : «  Sur les mails, on ne s’adresse plus à nous par notre nom mais par notre numéro de badge ou 0,8 pour 80 % de temps de travail. D’où le choc pour ceux qui travaillent là depuis trente ans et qui ont connu une ambiance familiale avant le rachat par Cargill !  » Une autre agent de maîtrise, ajoute : «  C’est le pompon ! On nous a demandé de chronométrer nos tâches  »

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Dorian Vallois, secrétaire CGT souligne aussi la consternation à la mise en place d’une méthode chinoise (Kai zen) pour chasser les temps morts dans le travail.

Par La Voix Du Nord

 

 

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