Nos vies valent plus que leurs profits La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Engie (exGDF) : la CGT craint des licenciements secs - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Syndicat CGT unilever HPC France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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photo d'illustration (source:BFM Business - BFMTV)

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Le groupe gazier a annoncé, mercredi, une vaste réorganisation de ses sièges sociaux impliquant la suppression de 850 postes. Les syndicats s’inquiètent.

Le groupe Engie (ex-GDF) a annoncé, mercredi, un vaste plan de restructuration. En tout, 850 postes seront supprimés dans les trois sièges sociaux du groupe basés à Londres, Bruxelles et Paris, soit 40 % des effectifs de ces sites. Le siège de Londres sera même rayé de la carte. « Depuis quatre mois, nous étions au courant qu’une réorganisation allait avoir lieu, mais nous ne nous attendions pas à un plan social de cette ampleur », explique Éric Buttazzoni, coordinateur CGT du groupe. « Nous avons su que des directeurs de service ont été mis sous pression, contraints de revoir leur copie à plusieurs reprises car leurs propositions de réduction de postes étaient insuffisantes pour la direction », poursuit-il. « Cela semble énorme », a également réagi Hamid Ait Ghezala, le représentant de la CFE-CGC. Avec les postes vacants non remplacés depuis quelques années et la centaine de postes qui vont être créés, ce sont en totalité 504 postes nets qui vont disparaître.

« S’il n’y a pas d’inflexion de la part de la direction, nous aviserons »

« Sur le siège, nous assistons à la quatrième réorganisation. La première avait eu lieu en 2011 », rappelle la CGT. En 2016, la direction du groupe avait déjà supprimé 750 postes dans les services commerciaux du groupe via des préretraites et des mesures de reclassement. Le groupe table prioritairement sur « la mobilité interne et la formation » pour accompagner ces suppressions de postes, et annonce que le budget de formation sera « multiplié par trois ». Il compte également sur des départs en retraite anticipée qui pourraient concerner environ 250 salariés.

Mais, cette fois, le géant gazier prévoit un plan de « départs volontaires ». Une première dans l’entreprise, affirme Éric Buttazzoni, coordinateur CGT du groupe. Jusqu’à présent, aucun agent du groupe « ne risquait d’être poussé dehors, explique le syndicaliste. Nous allons non seulement perdre des compétences, car ceux qui voudront partir sont ceux qui auront trouvé un autre emploi chez un concurrent. Les autres vont subir une forte pression psychologique pour les forcer à quitter le groupe ». Et dans le cas où le plan de départs volontaires ne serait pas rempli, Éric Buttazzoni craint que « la nouvelle étape ne soit des licenciements secs ». Ce qui serait « inacceptable », prévient le cégétiste. Pour l’instant, les syndicats vont « passer dans les services » pour analyser les conséquences de cette réorganisation sur les conditions de travail des agents et vérifier si la baisse d’activité correspond à la baisse d’effectifs. « S’il n’y a pas d’inflexion de la part de la direction, nous aviserons », alerte Éric Buttazzoni.

Clotilde Mathieu

Journaliste à la rubrique social-économie

Publié par El Diablo

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