FAIRE DU 12 SEPTEMBRE UN GRAND MOMENT DE LUTTE, POUR STOPPER MACRON ET SON GOUVERNEMENT La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Transport de matières dangereuses : la grève tient ! - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Syndicat CGT unilever HPC France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Malgré le déni médiatique et patronal selon lequel la grève dans le transport des matières dangereuses n'aurait pratiquement pas d'effet sur l'approvisionnement des stations d'essence, la réalité s'impose : en particulier dans la région parisienne de nombreuses stations sont à sec et les files d'automobilistes s'allongent.

Comme d'habitude les médias s'apitoient sur el sort des malheureux usagers tandis que le patronat du secteur fait savoir qu'il ne veut pas négocier avec la seule CGT, qui pourtant est la seule à organiser le mouvement.

Comportement classique de classe du patronat de combat : il s'agit de ne pas donner l'impression qu'on est obligé de céder devant l'action des travailleurs et de compter sur le sens de la mesure des syndicats "raisonnables" comme la CFDT, n'est-ce pas ?

Une CGT isolée ?

En tout cas en phase avec la volonté de lutte des travailleurs décidés à défendre leurs intérêts et à ne pas laisser le macronisme ambiant dévorer leurs droits!

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Pour information, SOURCE : L'Usine nouvelle

La CGT isolée, mais déterminée dans le conflit des chauffeurs routiers de matières dangereuses

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La grève entamée vendredi 26 mai provoque quelques blocages et certaines stations-services franciliennes sont à sec. La CGT défend les conditions des chauffeurs routiers de matières dangereuses. Au programme, revalorisation salariale et limite du temps de travail à 10 heures par jour. Le patronat reste inflexible.

Malgré des blocages liés à des barrages filtrants aux abords des dépôts de carburants, la grève lancée vendredi par la CGT-Transports n’est pas encore un franc succès, mais elle durera tant que le patronat refusera d’entamer des négociations, dixit la CGT. 6% des stations Total de la région parisienne seraient en rupture de stocks. Et les barrages filtrants affectent certains dépôts de carburants.

La centrale de Montreuil évoque le chiffre de 70% de grévistes parmi les chauffeurs routiers de matières dangereuses en Ile-de-France avec sept dépôts sur neuf sans activité et environ 30% de grévistes à La Rochelle (Charentes maritimes). A contrario, la direction du syndicat patronal TLF est catégorique. "La majorité de nos adhérents n’a enregistré aucun gréviste. On n‘atteint même pas 5% de grévistes, se réjouit Claude Blot, vice-président de TLF.

Pourtant "5% de grévistes ne peuvent pas arrêter sept dépôts, prévient Stanislas Beaugé, membre du bureau fédéral de la CGT-Transports. Depuis des années, les conducteurs demandent à être écoutés et à force de rien voir venir la colère gronde." Et d’évoquer la présence parmi les grévistes de chauffeurs FO, dont la direction ne soutient pas le mouvement.

Une journée de 10 heures de travail maximum

Particulièrement remonté, TLF ne souscrit à aucune revendication de la CGT qui dénonce le fait que certains chauffeurs transportant des matières dangereuses (gaz, produits chimiques, carburants) travaillent plus de 60 heures par semaine. "Il y a un droit du travail". Sous-entendu, personne ne travaille autant. En tout cas, la CGT demande une durée journalière de travail maximale de 10 heures, un suivi médical spécifique tous les six mois, un taux horaire minimal de 14 euros de l'heure et un treizième mois.

"Il y a ce qu’on veut et ce qu’on peut, indique-ton chez TLF. Aucun conducteur longue distance ou matières dangereuses n’est payé au Smic." A la CFDT, on reconnait que si le temps de travail est limité à dix heures par jour, il est parfois dépassé avec des dérogations. Mais ces conditions concernent tout le transport routier.

La CGT-Transports tente de mettre la pression sur les négociations qui reprendront le 10 juillet prochain pour s’achever en septembre sur une nouvelle classification des métiers du transport avec "les critères classant".  La CGT-Transports souhaite insérer dans la  convention collective du transport routier des spécificités liées aux matières dangereuses.

"Nous ne sommes pas sur la même ligne, car nous ne voulons pas saucissonner la convention collective, ce qui nous affaiblirait. Et nous devons demander les 10 heures par jour et le treizième mois pour tous les métiers du transport routier, prévient Patrick Blaise, secrétaire général du secteur route au sein de la CFDT Transports. Dans la messagerie aussi, les chauffeurs travaillent régulièrement au moins 11 heures par jour."

Une question de sécurité pour tous

"Nous avons déjà eu six réunions et le chantier de la classification est toujours au point mort", précise Stanislas Beaugé. Or nos revendications sont liées à la sécurité et la sûreté. Il en va de la sécurité pour tout le monde". En effet, un accident  avec des produits inflammables peut provoquer une catastrophe comme cela s’est produit dans le passé. Et des horaires aussi conséquents sont sources de fatigue et d’inattention. Sans parler du gaz qui est souvent transporté hors du cadre des matières dangereuses, selon la CFDT.

Aujourd’hui, personne ne compte céder, ni le patronat sûr de son bon droit et de l’isolement de la CGT, ni les grévistes qui comptent poursuivre tant que les négociations ne seront pas ouvertes réellement. "Le conflit s’intensifie, y compris à  la Rochelle, malgré les menaces de la Préfecture", indique-t-on  à la CGT.

A la CFDT, on est conscient que les négociations n’avancent pas assez vite et si en septembre aucun accord n’est obtenu avec le patronat, la centrale pourrait passer à l’action. Mais elle s’inquiète surtout "de la pression des pays d’Europe de l’Est qui veulent allonger la durée du temps de travail aujourd’hui limitée à 48 heures par semaine et remettre en cause les jours de repos, s’insurge Patrick Blaise. Nous nous battons à Bruxelles."

PAR FSC

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