FAIRE DU 12 SEPTEMBRE UN GRAND MOMENT DE LUTTE, POUR STOPPER MACRON ET SON GOUVERNEMENT La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Un rejet du Ni-Ni de P. Martinez sans mandat confédéral ! - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Nous nous étonnons de la très récente déclaration de Philippe Martinez au Parisien le 30 avril concernant l'attitude de la CGT pour le deuxième tour de la présidentielle.

"Le ni-ni, ce n'est pas la position de la CGT. Cela veut dire qu'il faut aller voter, c'est clair."

Qui a décidé de cette position à la CGT ? A notre connaissance ni la plus récente Commission exécutive ni le Bureau confédéral!

L'orientation confédérale a été statutairement fixée à la Commission exécutive du 19 avril traduite après le premier tour par la déclaration du 25 avril.

Et qu'indiquent les déclarations ?

Commission exécutive du 19 avril :

"La Direction confédérale affirme qu'il faut faire barrage à l’extrême droite,
qu'aucune voix ne doit aller au Front national et se mobiliser pour le progrès social"

La déclaration confédérale du 25 avril  : 

"L’utilisation des peurs, du terrorisme, les amalgames éhontés entendus lors de la campagne, la xénophobie, le racisme, le sexisme et l’homophobie, la préférence nationale ne résoudront pas les inégalités, le chômage et les bas salaires.
La CGT les combat et les combattra sans relâche ! Elle n’aura de cesse de faire barrage à l’extrême droite ! Pas une voix ne doit se porter sur sa candidate !"

Le sens de ce positionnement est donc parfaitement clair :

Pas de vote Le Pen MAIS pas de ralliement non plus au vote Macron car à partir de cette position 2 possibilités sont ouvertes aux militants et aux organisations : SOIT le vote Macron pour ceux qui demeurent dans l'idéologie-barrage du front républicain si cher au PS, SOIT l'abstention, le vote nul, le vote blanc.

Le rejet du Ni-Ni constitue un appel déguisé au vote Macron qui n'est pas dans la mandat de la CGT.

La condamnation du Ni-Ni de P. Martinez exprime donc une opinion strictement personnelle en contradiction avec le mandat confédéral!

Surtout le ralliement déguisé à un vote Macron sous la pression de l'establishment médiatique ne correspond ni à l'intérêt des travailleurs ni au positionnement de nombreuses structures (UD, syndicats ...) de la CGT qui refusent le choix d'un Front républicain bidon qui cautionne de fait la politique réactionnaire de Macron en utilisant l'épouvantail F_haine.

Car à notre connaissance le candidat et ses représentants n'annoncent nulle part, à titre de signe vers le monde du travail, qu'ils renoncent au détricotage du code du travail, qu'ils envisagent l'abrogation de la loi travail, qu'ils réfléchissent à la réduction du temps de travail ...

NON ! ils réaffirment fortement leur volonté d'appliquer intégralement leur programme et donc le vote Macron forcément conforterait la légitimité de leur entreprise au service du capital et de la finance!

Plus que jamais dans les jours qui viennent la position qui doit nous guider, c'est :

celle de L'Union départementale CGT de Seine Maritime : "pour un grand 1er mai de lutte sans les ennemis des salariés !"

 

celle de la CGT DIEPPE : "En finir avec les reculs sociaux qui font le terreau de l’extrême droite car la situation est lourde de menaces contre les travailleurs, les jeunes, les retraités, les privés d'emploi et leurs familles si on regarde les programmes des 2 candidats à la présidentielle ... !"

celle de la Fédération de la Chimie : "Ni peste ni choléra : Mobilisation!" et "NON notre choix n'est pas entre la chaise électrique et une injection létale!"

celle de L'Union départementale des Ardennes : "Nous n’appelons pas  à construire un front républicain, nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens,  les organisations syndicales  de salariés et étudiantes, à venir porter leurs revendications syndicales pourvu qu’elles soient compatibles avec les nôtres"

celle de L'UD de Tourcoing : "Nous le disons clairement : le capitalisme en crise conduit vers le fascisme ... Nous le disons clairement, les politiques menées par Macron and Co., sont les causes premières de la montée de l'extrême droite".

celle de l' Union départementale Paris et de l'URIF qui précise : "La responsabilité des organisations syndicales est de construire les conditions d’un grand mouvement syndical, comme cela a été le cas en 2016 contre la loi El Khomri."

Ne cédons pas aux injonctions agressives de ceux qui sont en fait les principaux responsables de la montée du F_haine!

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Dans nos "grands médias' il y a une véritable déferlante pour culpabiliser et peser sur le choix de ceux qui ne veulent ni de Le Pen ni de Macron.

Chez Ruquier hier au soir tout le gratin bobo s'en est donné à coeur joie et a insulté copieusement la position de Jean-Luc Mélenchon sans que bien sûr il soit possible à un contradicteur de répliquer.

Conception de la démocratie chez les bien-pensants qui continuent à refuser de s'interroger sur les raisons profondes de la montée du F_haine!

Coté syndical le 1er mai se prépare sur une base offensive sans compromission avec les collabos du MEDEF !

PAR FSC

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