FAIRE DU 12 SEPTEMBRE UN GRAND MOMENT DE LUTTE, POUR STOPPER MACRON ET SON GOUVERNEMENT La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Votez d’abord, vous paierez après ! MACRON prépare des MAUVAIS COUPS contre les FONCTIONNAIRES…Mais après les législatives ! - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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(source photo : atlantico)

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Pour déminer le terrain, Macron et son gouvernement ont donc entamé cette semaine un marathon du « dialogue social » pour amadouer les organisations syndicales qui, en l’occurrence, acceptent de s’asseoir à leur table. Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, s’est chargé de recevoir les représentants des fonctionnaires. Une opération de déminage délicate qui nécessite de rester vague. La direction de la CGT, qui même si Martinez considère la modification du calendrier comme une « bonne nouvelle », a d’ailleurs fait savoir que de telles attaques pourraient constituer une « ligne de rupture ».

Début février, Macron explicitait son programme : « 500 000 fonctionnaires vont partir à la retraite. Sur la fonction publique d’État et territoriale, 120 000 ne seront pas remplacés ».Macron, qui exècre les 35 heures en bon ami des patrons et des ardents défenseurs du capitalisme, fait également partie de ceux qui pensent que le service public coûte « trop cher à l’État » ou que le statut de fonctionnaire ne serait « plus adéquat ». Une philosophie du président qui ne date pas d’hier.

Différer les temps : D’abord le privé, ensuite le public

Macron et son gouvernement cogitent actuellement à plein régime sur comment faire passer leurs contre-réformes : la réforme du Code du travail par la voie des ordonnances avant la fin de l’été et la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat. Pour que ces plans deviennent effectifs, Macron, conscient de la colère et de la résistance qui règnent dans certains secteurs, cherche à éviter à tout prix un nouveau printemps 2016. Alors les rendez-vous s’enchaînent avec les « partenaires sociaux » et les syndicats pour faire marcher le « dialogue social ». Et son projet d’une loi Travail puissance 10 passée par ordonnances se marie très bien avec celui de la casse de la fonction publique. La logique ? Attaquer le droit du travail privé avec la loi Travail 2 et, une fois la loi passée, s’attaquer au statut des fonctionnaires. Le rêve de tout capitaliste qui se respecte ? Passer du privé au public (et le plus rapidement possible).

C’est Gérald Darmanin, le nouveau ministre de l’Action et des Comptes publics, qui est responsable du dossier et de la discussion avec les syndicats. « C’est un engagement du président de la République qui sera tenu, qui sera tenu de manière non comptable, c’est-à-dire en discutant avec les syndicats  », a déclaré le ministre, issu des rangs des Républicains. L’offensive contre les fonctionnaires est réelle, bien qu’elle se mène avec précaution. Le gouvernement semble pour le moment sûr de lui dans sa volonté de supprimer massivement des postes tout comme dans l’idée de faire disparaître le ministère de la Fonction publique et de rattacher les agents publics à Bercy. Fini aussi la « parenthèse » de 2016 avec une revalorisation de 1,2 % du point d’indice – ce qui n’était qu’une broutille -, M. Canon a indiqué qu’il n’y aurait « vraisemblablement pas de hausse de la valeur du point d’indice en 2017 » et qu’un rendez-vous salarial annuel, acté par l’ancien gouvernement, « n’est pas envisagé à ce stade avant 2018 ».

Scinder le point d’indice ou comment diviser les fonctionnaires entre eux…

Quoiqu’on en dise, suppressions de postes et gel du point d’indice ont tous un air de déjà-vu. Appliqués par les différents gouvernements, du PS de Hollande à la droite de Sarkozy. Mais une nouveauté s’est glissée dans le programme de Macron, que l’on découvre au fur et à mesure des avancées mais, comme l’on dit souvent, le diable est dans les détails. Lors des rencontres bilatérales ce mardi, nous apprenons de la part de Jean-Marc Canon, représentant de la CGT-fonction publique, quelques-unes des « grandes orientations » du gouvernement.

« La baisse des effectifs, comme le fait de scinder la valeur du point d’indice » qui sert à calculer la rémunération des fonctionnaires « en fonction des versants de la fonction publique (État, hospitalière, territoriale) font partie des actes qui, s’ils sont posés, constitueront un recul majeur et un point de rupture pour la CGT », a-t-il affirmé. En scindant le point d’indice, l’enjeu pour Macron est de diviser la fonction publique, pour attaquer là aussi sur des calendriers différents les différents secteurs, fonction publique d’État, hospitalière, et territoriale. Un préalable donc à une remise en cause brutale des acquis de la fonction publique.

Refuser le dialogue avec le gouvernement en marche

Les intentions du nouveau gouvernement doivent nous apparaître plus claires que jamais. Ce que cherche à faire Macron est dans la lignée des politiques, des discours et des contre-réformes d’hier : pousser jusqu’au bout la transformation managériale des secteurs publics tels que l’hôpital avec le plan Hirsch, instaurer le modèle de l’entreprise dans les institutions publiques. Le rêve de Macron ? Que le Code du travail broyé par ses réformes soit applicable à la fonction publique. Le patronat aura alors à sa disposition tout l’attirail nécessaire pour faire passer des plans de licenciements, l’augmentation du temps de travail ou multiplier les contrats précaires…

Alors, quand Macron et Gérald Darmanin jouent le coup du « dialogue social » avec les représentants des fonctionnaires, on aimerait que ces derniers aient tout l’historique de ces crasses en tête, notamment la manœuvre de la hausse du point d’indice pendant la mobilisation contre la loi Travail ayant permis au gouvernement de désamorcer toute mobilisation des fonctionnaires. Pour autant, comme en mars dernier, la question sera de ne pas nous laisser berner par les manœuvres du gouvernement et de ne pas non plus nous laisser amadouer par les promesses, les reculs, souvent bien mis en scène, minimes, de ce gouvernement « renouvelé ».

PAR EL DIABLO

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