Nos vies valent plus que leurs profits La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Un délégué CGT de Peugeot Poissy jugé pour violence sur un cadre - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Versailles, ce vendredi matin. Jugé pour violence commise sur un cadre de l’usine, Farid Borsali, le secrétaire CGT de l’usine Peugeot de Poissy (au centre), estime que l’affaire a été montée de toutes pièces par la direction. LP/YF.

Jugé ce vendredi pour l’agression d’un cadre de l’usine, Farid Borsali clame son innocence. Le tribunal rendra sa décision le 7 juillet.

Près de 150 personnes se sont rassemblées ce vendredi matin devant le palais de justice de Versailles, à l’appel de la CGT, pour soutenir Farid Borsali. Ce militant, élu CGT à l’usine Peugeot de Poissy, comparaissait au même moment au tribunal correctionnel dans le cadre d’une affaire de violence commise au sein de l’établissement.

Une douzaine d’employés du site PSA ont pu rentrer dans la salle d’audience. A la barre, Farid Borsali a nié les faits qui lui étaient reprochés, estimant que l’affaire avait été montée de toutes pièces par la direction. « Dans le cadre d’une mission du comité d’hygiène et de sécurité, j’ai dénoncé des manquements, explique-t-il à la barre. On m’attaque parce que je représente la CGT ». Au cours de cette visite d’atelier, le 26 septembre 2016, une bousculade avait éclaté. Un cadre de l’usine, qui a déposé plainte dix jours plus tard, reproche à Farid Borsali de lui avoir tordu deux doigts lors de cette altercation. « Je n’ai pas vu cette personne dans l’atelier », assure pourtant Farid Borsali à la présidente du tribunal.

Maître Dufresne-Castes, l’avocate du syndicaliste, qui a plaidé la relaxe, évoque d’ailleurs « des contradictions » et « des invraisemblances » dans les témoignages contre son client versés au dossier. « Il n’y a rien qui démontre que Farid Borsali a commis les gestes qui lui sont reprochés, insiste-t-elle. Le cadre n’a pas passé de radio alors qu’il avait une ordonnance et le lendemain des faits, il était au travail… »

Versailles, ce vendredi matin. Des employés de l’industrie automobile se sont rassemblés en nombre devant le tribunal pour soutenir le militant CGT. LP/Y. F

« Les syndicalistes ont bloqué la chaîne de production et ce cadre qui est référent d’une ligne de montage a fait en sorte que l’activité des chaînes puisse continuer, raconte Maître Tachit, l’avocat du cadre. Il s’est retrouvé encerclé ». Le procureur enfonce le clou, accusant Farid Borsali de ne pas s’être « comporté en délégué syndical, mais comme un caïd et un cow-boy » dans cette affaire, avant de requérir une peine de 6 mois de prison avec sursis à l’encontre du syndicaliste. De son côté, Maître Tachit a demandé 3 500 € pour son client, dont 2 000 € de dommages et intérêt.

A l’issue de l’audience, plusieurs prises paroles ont eu lieu devant le palais de justice. « Jamais nous ne mettrons les genoux à terre », a lancé, comme un avertissement, Jean-Pierre Mercier, l’un des délégués CGT de l’usine, avant de remonter dans les bus pour rejoindre Poissy.

Le jugement sera rendu le 7 juillet prochain.

Versailles ce vendredi. Maître Dufresne-Castes a fait un bref compte rendu de l’audience à la sortie du tribunal. LP/Y.F.

  leparisien.fr

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