SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

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Avec son plan d’économies, c’est la recette du groupe pour maintenir son cours élevé après le rejet d’une OPA.

AGROALIMENTAIRE Cinq mois après avoir repoussé l’assaut de Kraft Heinz, Unilever repart de l’avant. Le géant anglo-néerlandais de la grande consommation (Knorr, Magnum, Dove, Persil), qui avait réagi à ce projet d’OPA en présentant début avril un nouveau plan de bataille, en recueille les premiers fruits.

Dans un «environnement commercial restant volatil », ses profits ont augmenté de 22,4% au premier semestre, tandis que son chiffre d’affaires a crû de 5,5 %. Sa marge s’est améliorée, à 17,8%, « reflétant un déploiement plus rapide des économies et un échelonnage des investissements», et se rapproche de celle du groupe Reckitt Benckiser. Un soulagement pour son PDG, Paul Polman, qui a fermement rejeté les avances de Kraft Heinz. Ce dernier s’est félicité de la « validité à long terme du modèle de croissance » d’Unilever. Depuis février, le cours du titre a gagné 25 %. Un moyen de dissuader les éventuels prédateurs.

Nouvelles menaces

Sous pression, le groupe avait revu à la hausse, de 4 à 6 milliards d’euros, au printemps, les économies à réaliser, tout en maintenant son objectif de croissance annuelle entre 3 à 5 %. « Nous sommes en bonne voie pour atteindre nos objectifs à 2020 », a déclaré Paul Polman. Tous les départements ont été passés au régime sec. Les dépenses publicitaires ont été coupées. Même les frais de déplacements des salariés du groupe ont été revus à la baisse (-24 % par billet d’avion en moyenne).

Parallèlement, Unilever a augmenté ses prix de 3 %, contribuant à doper sa croissance. « Le seul point négatif est que 100 % de la croissance vient des prix, tandis que les volumes ont stagné», indiquent les analystes de Bernstein Research. L’activité de produits d’entretien a ainsi enregistré sa plus faible croissance en sept ans.

Sur la feuille de route d’Unilever figure la cession de ses activités de margarines. «La préparation à la sortie des margarines via une vente ou une scission est bien en route », a confirmé le groupe. Il a aussi prévu de regrouper ses activités alimentaires (Amora, Knorr, Maille) et ses boissons et crèmes glacées (Ben & Jerry’s, Carte d’Or, Lipton, Magnum) dans une seule division, avec l’objectif qu’elle atteigne 20 % de marge en 2020 (contre 16,4% l’an passé) grâce à une optimisation des coûts.

En s’imposant un tel régime minceur, Unilever entend être plus offensif. Cela lui permettra de continuer à procéder à des acquisitions après avoir été actif au premier semestre. Il souhaite aussi accélérer en matière d’innovation en les déployant plus vite et en répondant mieux aux attentes locales.

Comme Unilever, l’ensemble des poids lourds de la grande consommation sont désormais confrontés à des menaces d’un genre nouveau. Des prédateurs, à l’image de Kraft Heinz et de son actionnaire 3G, qui font la chasse aux coûts et contraignent les groupes à une revue stratégique, sont apparus dans le paysage. De même, l’offensive d’actionnaires activistes, à l’image de celle de Nelson Peltz chez Procter&Gamble, menace les états-majors des groupes. Une nouvelle ère pour le secteur.

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