Nos vies valent plus que leurs profits La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! GM&S : pas d'accord, maintien de la pression sur les constructeurs et l'état ! - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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GM&S : les syndicats promettent de "se faire entendre" à la rentrée

Le représentant GM&S de la CGT, Yann Augras, le 31 juillet 2017. ( AFP / GUILLAUME SOUVANT )

Le tribunal de commerce de Poitiers a reporté lundi, pour la cinquième fois, sa décision sur la reprise de l'équipementier GM&S Industry. Il se prononcera dans plus d'un mois, le 4 septembre, sur l'offre du "numéro un" français de l'emboutissage, GMD, seul candidat à la reprise. Les syndicalistes promettent de maintenir la pression à la rentrée.

"Les collègues vont pouvoir partir en vacances sans avoir à recevoir  une lettre de licenciement. Ils seront tranquilles de ce côté-là, c'est déjà bien", a déclaré lundi l'élu CGT, Jean-Marc Ducourtioux. Mais les syndicats promettent déjà de se mobiliser à la rentrée : "On va prendre trois semaines de congés et puis on va aller secouer les constructeurs, on va aller secouer l'État, en disant qu'on n'est pas d'accord", a expliqué le représentant CGT de l'entreprise, Yann Augras, ce mardi 1er août sur Europe 1.

DES DOUTES SUR LA REPRISE RÉELLE DES EFFECTIFS

Le tribunal de commerce a prolongé l'activité de l'usine de La Souterraine (Creuse) jusqu'au 18 septembre à minuit. À l'issue de l'audience, l'avocat de salariés, Me Jean-Louis Borie, a expliqué devant la presse que "le tribunal n'a fait que constater qu'il disposait maintenant d'une offre de reprise ferme, valide jusqu'au 20 septembre". "On s'oriente vers une reprise par GMD", numéro un français de l'emboutissage dont l'offre prévoit le maintien de seulement 120 salariés sur 277, a ajouté l'avocat.

Les syndicats martèlent, eux, que l'usine ne peut pas tourner avec seulement 120 salariés : "On a trouvé un industriel sûrement très rusé, très malin. De toute façon, s'il ne reprend que 120 salariés, il sait très bien que les autres n'auront pas de boulot. Ça fera comme sur tous ses sites. Il va travailler dans six mois ou dans un an avec 20, 30 ou 60 intérimaires", craint Yann Augras.

GMD - spécialisé dans l'emboutissage, la plasturgie, la fonderie et l'étanchéité - compte 3.750 collaborateurs répartis sur 29 sites en France, en Europe de l'Est, eu Maghreb et en Asie. Son chiffre d'affaires 2016 s'établissait à 750 millions d'euros, selon son PDG.

"MACRON DEVAIT NOUS DONNER UN COUP DE POUCE"

"On a un président de la République que l'on n'a pas beaucoup vu jusqu'à présent dans ce dossier", critique Yann Augras. "Il devait soit disant nous donner un coup de pouce... Il a sûrement des petits pouces ! En tout cas, on ne les sent pas beaucoup".

À Bercy, on estime que l'offre ferme de GMD est "une bonne nouvelle pour la pérennité du site et le rétablissement d'une activité compétitive à la Souterraine". Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a appelé les salariés "à considérer favorablement cette offre". Il assure que le gouvernement et les collectivités locales "se mobiliseront pleinement pour mettre en place un dispositif exemplaire d'accompagnement des salariés non repris".

Le PDG de GMD, Alain Martineau, avait demandé la semaine dernière au tribunal un "court délai" pour s'assurer de "l'adhésion des salariés" à son projet. Après une rencontre avec ces derniers à l'usine de La Souterraine le 27 juillet, M. Martineau a finalement levé cette dernière condition.

Les autres exigences du repreneur, après des semaines d'âpres négociations sous la supervision de Bercy, avaient aussi trouvé réponse: des garanties de commandes de PSA et Renault (les principaux clients de GM&S) à hauteur de 22 millions d'euros annuels sur cinq ans, 15 millions d'investissements partagés entre l'État et les deux constructeurs automobiles, et, enfin, une solution pour le foncier-immobilier, Alain Martineau proposant de racheter les locaux de l'usine pour un million d'euros.

PAR FSC

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