SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La direction de Force Ouvrière n’appellera pas à la manifestation du 12 septembre

Ce mercredi, Jean-Claude Mailly a fini par trancher : la direction de Force Ouvrière n’appellera pas à la manifestation du 12 septembre appelée par la CGT et SUD contre Macron et sa loi Travail XXL. De la sorte, il donne une totale confiance à Macron pour légiférer comme cela lui convient.

Crédits : REUTERS/Philippe Wojazer

Jean-Claude Mailly a déclaré que le bureau confédéral de Force ouvrière a décidé à l’unanimité de ses treize membres de ne pas participer aux manifestations du 12 septembre avec la CGT et SUD, tout en affirmant qu’il ne soutiendrait pas le projet dans son intégralité : « Je suis sûr qu’il y a des choses sur lesquelles nous serons en désaccord fort demain. Mais nous allons peser le pour et le contre. » Bien que ce ne soit pas sans contradiction, notamment de la pression à la base, la direction de FO réaffirme ouvertement le caractère de sa collaboration ouverte avec Macron.

« Il y a eu un vrai dialogue social ». Dans son interview filmée, diffusée par Les Échos, Jean-Claude Mailly estime que la réforme en cours a été menée après une « vraie concertation » et que sur plusieurs points, « le gouvernement a fini par bouger ». Le leader de Force Ouvrière affirme que le gouvernement a bougé sur plusieurs points comme le poids des accords d’entreprise vis-à-vis des accords de branches. « Peut-être insuffisamment, on verra demain », dit-il, satisfait que « la branche (soit) remise en selle sur toute une série de points ».

Jean-Claude Mailly affirmait déjà, pour justifier son tournant par rapport à la mobilisation du printemps dernier, que la méthode Macron était « totalement différente ». Il affirmait alors vouloir « juger le texte » après la publication officielle des ordonnances. Après avoir légitimé le dialogue social, l’argumentation tombe totalement à l’eau, dès lors que, avant même la publication des ordonnances dans leur version définitive, Mailly tombe une nouvelle encore le masque.

Interrogé sur la participation annoncée de certaines unions départementales de Force ouvrière, comme celle du Finistère, à cette journée de mobilisation, le secrétaire général a mis cette décision sur le compte du positionnement « anarchiste » des militants de cette structure. « A Force ouvrière, il y a des gens qui se disent anarchistes, ils sont très critique de manière générale », justifiait-il pour nier et dévier le regard de la pression qui monte à la base. En ce sens, c’est maintenant l’union départementale de FO en Ille-et-Vilaine qui a appelé ce mercredi à manifester le 12 septembre.

Ainsi, à la base, la pression tend à s’accentuer au vu du caractère toujours plus ouvertement collaborationniste de Mailly. Cette décision particulièrement hâtive du leader de la FO peut être comprise comme une volonté d’éteindre l’incendie qui tend à se propager. En affirmant que ces appels seraient l’œuvre de tendances « anarchistes », « très critique de manière générale », Mailly vise à faire passer ces déclarations à manifester le 12 septembre comme une tentative de « coups politiques ». Une manœuvre visant à mettre un coup d’arrêt à toute dynamique à la base.

Pourtant, les appels au 12 septembre émanant de structures syndicales FO, comme l’UD du Finistère et la Fédération des Transports et Logistique, se multiplient. Poussés par les équipes militantes combatives, à terme, ces appels pourraient, s’ils se généralisaient, imposer quand bien même à Mailly de reprendre la rue tout comme la grève, seule à même de construire le rapport de force contre Macron, son gouvernement et sa loi Travail. Nous appelons les diverses fédérations FO à désobéir à Mailly et manifester les 12, comme l’a fait notamment l’UD FO de l’île et Vilaine.

Damien Bernard

PAR REVOLUTION PERMANENTE

Visiteurs

463616

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog