Nos vies valent plus que leurs profits La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Nouvelle baisse des APL - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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HLM : jusqu’à 60 euros de baisse des APL envisagée

Alors que l’annonce au cours de l’été d’une baisse de cinq euros par mois pour tous les bénéficiaires avait déjà suscité un tollé, mercredi Édouard Philippe a confirmé que le gouvernement prévoyait une baisse des aides aux logements. Il projetterait une diminution des APL de cinquante à soixante euros par ménage pour le parc HLM, dès 2018, d’après plusieurs sources.

Crédits : Vincent Derosier

Macron poursuit sa politique austéritaire

Ce mercredi Édouard Philippe a confirmé les informations parues la vieille dans l’Opinion sur la baisse des APL pour le parc HLM. Si plusieurs sources dont l’Opinion et Le Figaro évoquaient une baisse de 50 à 60 euros, le gouvernement n’a pas confirmé le montant. Depuis, les portes-paroles du gouvernement et les médias assurent que cette mesure serait entièrement compensée par une baisse équivalente des loyers, imposée aux bailleurs sociaux et n’aurait « aucun impact » sur les ménages. Cette mesure fait partie du plan global du gouvernement de réduction des aides au logement et s’inscrit dans la continuité du tournant austéritaire lancé au cours de l’été. Un désengagement de l’Etat à hauteur de deux milliards d’euros par an, qui s’inscrit dans le projet de loi de finance de 2018. La présentation du plan logement, prévu initialement pour le mercredi 13 Septembre a été repoussée à la semaine prochaine d’après Matignon.

Réduire les APL pour baisser les loyers ? La supercherie du gouvernement

Côté communication le gouvernement continue à défendre cette suppression des aides sociales comme un moyen de faire baisser les loyers : « on va arrêter cette augmentation incessante des loyers » explique Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires. L’existence des APL engagerait les propriétaires à augmenter les loyers, les réduire permettrait de les faire baisser. Voilà le seul argumentaire du gouvernement, déjà défendu lors de la première annonce de diminution des APL cet été pour expliquer ses politiques toujours plus hostiles aux classes populaires et aux plus précaires.

La semaine dernière Emmanuel Macron demandait aux propriétaires du parc privé un geste citoyen, baisser gracieusement leur loyer de cinq euros pour compenser la diminution des APL. Demande allègrement moquée dans les médias et les réseaux sociauxpour son innocuité, Macron se contentant de faire appel à la « responsabilité collective ». Aujourd’hui le gouvernement affirme, contrairement au parc privé, pouvoir contraindre les bailleurs sociaux à cette réduction des loyers. Rien de moins sûr selon Stéphane Dauphin le directeur général de Paris Habitat : « Aujourd’hui aucune solution juridique ne permet à l’Etat d’imposer des loyers aux bailleurs ».

Si le gouvernement affirme sa volonté la plus ferme de faire baisser les loyer, pour soulager les plus précaires des ménages, hormis leur supprimer les aides essentielles à leur survie matérielle, jamais n’est évidemment évoquée toute solution conséquente. Tout projet d’encadrement des loyers est ainsi écarté par le gouvernement. Interpellé à Toulouse à ce sujet par un militant du DAL, Macron répondait ainsi : « Ce n’est pas une bonne méthode si vous voulez faire un choc d’offre. Moi je n’y crois pas, à titre personnel, parce que vous n’allez pas convaincre les gens de construire massivement des logements si vous bloquez toujours les loyers. » Personne aujourd’hui pour croire à ces annonces hypocrites quand toute la politique de Macron consiste à prendre toujours plus aux plus pauvrespour donner toujours plus aux propriétaires et aux patrons.

Vers un démantèlement de l’habitat social ?

Dans une vaine tentative d’effacer « l’impression que le gouvernement ne s’en prendrait qu’aux plus pauvres », pour citer le journal Le Monde, Emmanuel Macron s’est rendu lundi 11 Septembre à la rencontre de résidents en centres d’hébergement d’urgence à Toulouse, où il a développé moult promesses quant à l’accueil des SDF, réitérant une de ses promesses de campagne : une hausse de budget du logement d’urgence et la création de 40 000 logements sociaux. Plutôt ironique quand dans le même temps, le projet du gouvernement est justement de financer la baisse des APL en les faisant payer aux bailleurs sociaux. Ces derniers, au nombre de 723 à l’échelle nationale, recevraient deux milliards d’euros en moins sur les huit milliards versés par l’Etat. Ce qui serait « économiquement insoutenable pour les organismes HLM » d’après le délégué général de l’Union sociale pour l’habitat. « Leur modèle économique repose sur un endettement à long terme de près de 140 milliards d’euros, garanti par collectivités locales et remboursé par les loyers. Cette baisse risque de nous mettre en grandes difficultés financières et ferait courir un risque systémique à tout le secteur. » C’est en effet grâce aux loyers perçus qu’est censé être entretenu et rénové le parc HLM, et des investissements faits pour construire de nouveaux logements sociaux – actuellement les deux tiers du parc HLM date des années 1970. Cela aura également d’importantes conséquences sur l’emploi : les bailleurs sociaux générant 200 000 emplois directes dans le BTP par leurs investissements.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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