Les syndicats CFDT, CFTC et CGT des entreprises smart, smart paintshop, Faurecia, Thyssenkrupp, Magna Uniport, Magna Chassis, SAS, Seifert sont opposés à la mise en place des 10 heures de travail journalier sur un seul poste.

Afin de le faire savoir et à la veille de la cinquième réunion portant sur les NAO - négociations annuelles obligatoires - l’intersyndicale a organisé ce mardi des distributions de tracts au rond-point de l’Europôle à Hambach. Une soixantaine de salariés ont participé à cette action organisée dans le calme, de 5 h 30 à 8 h 30. Elle sera réitérée à 13 h 30.

« Le contexte écologique actuel tend à faire disparaître les véhicules thermiques et par conséquent, le site de production de Hambach est dans une phase de transition vers le tout électrique. Mais cette particularité ne doit pas être un prétexte pour faire payer aux salariés cette situation par un gel des salaires, une dégradation importante des conditions de travail et enfin des sacrifices sur leur vie personnelle. » indique l’intersyndicale. Celle-ci redoute que la faible production de véhicules électriques ait une conséquence directe sur les effectifs, qui seraient phlétoriques.

« Vouloir imposer un temps de travail de 10 heures par jour est une régression sociale majeure ! Passer sur un poste de travail ça se prépare, ça se discute avec les partenaires sociaux et ça ne se fait pas à la hâte sans mesurer les conséquences sur le personnel. Que fait-on avec le personnel en doublon dans tous les services ? A-t-on identifié les postes de travail concernés ? A-t-on évalué l’impact et les conséquences sociales ? Quelles seraient les nouvelles affectations proposées ? » s’interroge l’intersyndicale.

Elle aimerait « connaître la stratégie de smart et du groupe qui la finance, c’est-à-dire Daimler. Ce qui est d’ailleurs le cas pour toutes les autres entreprises du groupe ». Les syndicats déplorent le fait que smart « fait grand mystère de sa politique industrielle, n’écoute plus du tout les organisations syndicales et les salariés et mène une politique dangereuse et antisociale ».

PAR FSC