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Comment les RUSSES résolurent le problème de la DETTE souveraine : l’exemple de 1917  [par Valentin Martin]

Comment les Russes résolurent le problème de la dette souveraine : l’exemple de 1917

Tout un monde sépare la Russie de 1917 de la France d’aujourd’hui. A la veille de la Grande Guerre, la population russe, juste sortie du servage, est majoritairement agraire (85%), miséreuse, analphabète et superstitieuse 1). En 1905, un député rapporte à la Douma que la présence de blattes et de cafards dans certaines maisons rurales est considérée comme un signe de richesse2) . Il faut garder à l’esprit ce contexte socio-économique pour comprendre les mesures prises par les Soviets. La Russie de 1917 est plus proche de la France du XIVème siècle que de cela France d’aujourd’hui. Néanmoins, il existe quelques similitudes dans les formes que prend dans les deux cas le capitalisme financier. En France comme en Russie, celui-ci est fondé sur le libre commerce d’obligations et d’actions qui impose aux peuples de lourdes dettes. Aussi l’étude de la dette russe et de son traitement en 1917 est-elle porteuse d’enseignements pour les lecteurs qui cherchent des solutions au « problème de la dette »3).

 

L’origine de la dette russe

A partir des années 1870, la Russie attire les investisseurs européens, tant pour ses matières premières que pour l’abondance de sa main d’oeuvre. Des banques d’affaires comme Paribas ou Rotschild tirent profit de mines et d’usines. Une statistique établie en 1901 cite 50 sociétés métallurgiques à participation française, 19 charbonnages, 6 verreries, 7 entreprises de gaz et d’éclairage, 8 sociétés de construction, 10 usines textiles. « L’appétit vient en mangeant : les réussites de la fin du siècle ont aiguisé les audaces de entrepreneurs français. 4) » Ces actions, souvent défiscalisés, rapportent de copieux dividendes. Ainsi, entre 1894 et 1912, le total des revenus français passe de 212 millions de francs par an à 556. Corrompue, la presse occidentale fait croire à une solide amitié franco-russe, pour mieux cacher le caractère précaire et purement commercial que prennent les investissements. De nombreux rentiers se joignent à cette aventure impérialiste. En 1917, c’est plus de la moitié des actions russes qui est détenue par les capitaux étrangers.

 

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