Quand les « PARADISE PAPERS » découlent directement des règles de l'UNION EUROPÉENNE...

par Syndicat CGT Le Meux  -  15 Novembre 2017, 08:27  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Les "Paradise Papers" sous l'ombre protectrice de l'Union européenne

Les "Paradise Papers" sous l'ombre protectrice de l'Union européenne

Lu sur le blog CanempechepasNicolas:

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

de Jacques MYARD

Maire de Maisons-Laffitte

Membre Honoraire du Parlement

Président du Cercle Nation et République

 

Le 9 novembre 2017

A/S : Paradise papiers : réflexions sur la jungle financière planétaire

 

Les divulgations égrainées désormais quotidiennement par les fameux "Paradise papers" ne sont pas une simple révélation de fraude fiscale. En réalité il n'est pas certain que l'on puisse qualifier ces gigantesques opérations financières de simple optimisation fiscale à l'échelle de la planète.

 

Nombre d'analystes vont d'ailleurs immédiatement ajouter qu'il n'y aurait pas de paradis fiscaux s'il n'existait pas d'enfers fiscaux. Il est vrai que dans ce cas le concours Lépine du moindre prélèvement fiscal peut tendre vers zéro et on ne voit pas comment les Etats structurés pourraient s'en sortir.

 

En réalité cette affaire pose une question fondamentale, c'est l'abdication des Etats face à la nouvelle Internationale de la finance qui aujourd'hui dispose d'une totale liberté planétaire.

L'Union européenne garantit pour son marché intérieur 4 libertés, à savoir :

1. la libre circulation des biens,

2. la libre circulation des capitaux,

3. la libre circulation des services

4. la libre circulation des personnes.

et le Traité de Maastricht a interdit toutes les restrictions aux mouvements de capitaux et aux paiements entre les Etats membres ainsi qu'entre les Etats membres et les pays tiers, article 63 du traité FUE dans sa version du Traité de Lisbonne.

Il est paradoxal de relever qu'aucune des trois autres libertés n'est aussi large que celle des capitaux, les trois autres libertés sont circonscrites aux territoires des Etats de l’Union ; en revanche le terrain de jeu des capitaux est la planète.

Dans ces conditions et en raison de l'absence de règles communes mondiales- il n'existe pas et il n'existera jamais de zone fiscale optimale sur le modèle de la zone économique optimale chère à Robert Mundell- les acteurs bénéficient d'une totale liberté, ils agiront toujours en fonction de leurs seuls intérêts fiscaux profitant de la balkanisation fiscale mondiale.

 

En conséquence les choses sont binaires et très simples :

-les Etats européens continuent de respecter la totale liberté de mouvement des capitaux, tout en essayant de colmater les brèches, autant se faire que peut, par des conventions d'échanges de renseignements entre administrations fiscales, mais il y aura toujours des lacunes dans le système

-ou les Etats européens reprennent la main et contrôlent intelligemment par des alertes informatiques les mouvements de capitaux hors d'Europe, sans les interdire pour autant !

On entend déjà les ultras libéraux hurler contre cette proposition qu'ils vont qualifier de retour en arrière et contraire au sens de l'histoire. Je tiens à les rassurer il n'existe pas de sens de l'histoire et à chaque fois qu'il est invoqué, ça s’est mal terminé !

Ces ultras devraient se rendre compte que les multiples turpitudes révélées par les "Paradise papers" sont dévastatrices dans l'opinion publique et nourrissent des solutions extrêmes !

Il est urgent que les Etats reprennent la main et imposent des règles à la jungle financière avant que tous les Français et tous les Européens ne prennent leurs cartes... à la CGT ! :)

 

par el diablo

 

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