Il a préféré le vol « de luxe »

par Syndicat CGT Le Meux  -  20 Décembre 2017, 14:56  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Edouard Philippe a affrété un vol à 350 000 euros, l’avion militaire affecté étant « inconfortable »

Si Jupiter est à l’Elysée, Hermès est décidément à Matignon. Car les goûts du premier ministre sont loin d’être modestes : pour rentrer de Nouvelle Calédonie, Edouard Philippe a affrété un avion à 350 000 euros pour faire Tokyo-Paris.

Un avion à 350 000 euros pour Tokyo-Paris

Le 5 décembre, Edouard Philippe et sa délégation reviennent d’un voyage en Nouvelle Calédonie, organisé à l’occasion de la préparation du référendum de l’an prochain. Pour faire le voyage de Nouméa à Paris, la première partie du vol s’effectue sur un A340 militaire, déjà utilisé à l’aller par une partie de la délégation, qui doit joindre la capitale via Tokyo. Cependant, à l’occasion de l’escale technique dans la capitale nippone, Edouard Philippe et sa délégation préfèrent quitter l’appareil pour un autre A340, « de luxe » celui-ci, affrété auprès d’une entreprise spécialisée, Aero Vision. Finalement, les deux avions arriveront à Paris entre 7h30 et 9h30 le lendemain, l’appareil de l’armée de l’air quasiment vide. Le coût de l’opération ? 350 000 euros, aux frais du contribuable. La justification du premier ministre est éloquente : le premier appareil n’avait pas le confort nécessaire pour un Premier ministre. Chacun ses caprices. Pour le Premier Ministre, ce sont les sièges première classe. De plus, le ministre avait une réunion 1h30 après l’arrivée de l’avion militaire… comme si un emploi du temps est si serré, même pour un premier ministre.

Un vol à 6000 euros par personne… pour faire des économies ?

Le pire dans les gesticulations du premier ministre, interrogé ce matin sur RTL, est que toute l’opération aurait permis en réalité de « faire des économies » ! Pour lui, l’usage d’un avion militaire « sans classe business » était justement le but de cette opération, tandis que la location d’un avion à 350 000 euros pour 60 personnes (pour 100 places !), qui reviendrait à 6000 euros par personne, serait une facture assez banale. Même en classe business, un vol Air France Tokyo-Paris coûte moins de 3500 euros, tandis que le prix descend à 2300 euros en économique. 6000 euros pour le Premier ministre, c’est une preuve de plus de la totale séparation entre leur monde, dans des avions affrétés pour près de 20 années de SMIC, et le nôtre.

Crédit photo : PHILIPPE LOPEZ / AFP

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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