LAFARGE : la justice ira-t-elle jusqu'au bout et Laurent Fabius sera-t-il auditionné ?

par Syndicat CGT Le Meux  -  30 Décembre 2017, 19:34  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Plusieurs principaux dirigeants du cimentier Lafarge sont mis en cause par la justice pour avoir indirectement financé des groupes armés en Syrie, dont l'organisation Daesh et une information judiciaire a été ouverte le 9 juin 2017 pour « financement du terrorisme » et « mise en danger d’autrui » après une plainte déposée par l’ONG Sherpa, élargie, le 23 juin, aux faits visés par le travail des douanes.

Mais au-delà de la mise en cause de ces dirigeants des questions se posent.

Dans un tel contexte une grande entreprise française implantée en Syrie depuis 2008 et qui est restée en Syrie avec l'aval politique du pouvoir et du Quai d'Orsay à la tête duquel se trouvait Laurent Fabius, ledit pouvoir pouvait-il ignorer les conditions concrètes de cette présence?

La question se pose d'autant plus que l'on connaît sans contestation possible le soutien de Fabius et du quai d'Orsay à l'époque de mouvements djihadistes comme Al Nostra par exemple.

Et l'on peut espérer que la fonction que Laurent Fabius occupe à la tête du Conseil constitutionnel ne constitue pas un obstacle à la mission de la justice!

En tout cas l'ONG "Sherpa" qui est à l'origine de la plainte contre Lafarge demande comme l'atteste l'article suivant du Point "l'audition par la justice de l'ex-ministre des Affaires étrangères".

L'opinion devra donc être attentive pour que la justice mène jusqu'au bout son enquête afin que ce ne soit pas seulement des "seconds couteaux" qui soient accusés, fussent-ils d'anciens dirigeants de l'entreprise!

 

********************

EXTRAITS de l'article du Monde du 20 septembre 2017

"A la fin de l’été 2012, la situation dégénère. « L’économie de racket a commencé en septembre ou octobre 2012 », se souvient M. Herrault. En septembre, deux responsables du groupe, Jean-Claude Veillard, le directeur de la sûreté, et Jacob Waerness, gestionnaire de risque sur le site de l’usine LCS, se rendent à Gaziantep, en Turquie, pour y rencontrer des milices de l’opposition syrienne.

« Il était très clair qu’elles étaient indépendantes et ne voulaient pas se coordonner. Et il était très clair qu’elles voulaient taxer ce qui passait par les routes, poursuit M. Herrault. C’était clairement du racket, même si c’était les “bons” qui rackettaient. Tous les six mois, on allait voir le Quai d’Orsay, qui nous poussait à rester."

 

SOURCE : Le Point du 13 octobre 2017

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :