Les ordonnances Macron : l'arme des licenciements low cost !

par Syndicat CGT Le Meux  -  29 Décembre 2017, 17:13  -  #Notes d'information Cgt Unilever

La propagande gouvernementale et médiatique consistait, consiste à présenter la "nécessité" de la contre-réforme du code du travail comme une condition des créations d'emplois et de lutte contre le chômage.

Comme pour tout ce qui concerne les contre-réformes l'enfumage, l'hypocrisie et le mensonge sont de mise.

Sitôt les décrets consécutifs à la loi rédigés le patronat et les entreprises se saisissent des nouvelles possibilités offertes par le pouvoir pour procéder non à des créations d'emplois, mais à des licenciements massifs AUX MOINDRES FRAIS avec les ruptures conventionnelles collectives .

Et Pimkie, PSA s'engoufrent dans la brêche!

Car auparavant :

Jusqu’à présent, pour se séparer d’un grand nombre d’employés, il fallait ouvrir un plan de départ volontaire (PDV) : les bénéficiaires qui le souhaitaient quittaient l’entreprise avec un contrat de sécurisation professionnelle et un suivi renforcé jusqu’à ce qu’ils retrouvent un emploi. Après l’ouverture du PDV, les dirigeants ne pouvaient pas embaucher de nouvelles personnes durant un an. Ce n’est désormais plus obligatoire.

Il y aurait paraît-il des garde-fous mis à ces nouvelles menaces qui planent sur les salariés.

D'abord le volontariat des salariés (ils doivent acquiescer aux propositions patronales) et ensuite ces propositions doivent recueillir l'avis majoritaire des syndicats.

En réalité d'abord SEUL le chef d'entreprise peut prendre l'initiative d'un plan de ruptures conventionnelles collectives .

 

Et par ailleurs et surtout, les négociations ouvertes par cette initiative patronale se déroulent dans le huis clos de l'entreprise, c'est à dire avec toutes les possibilité de pression, de chantage, de corruption et d'utilisation des divisions syndicales et en particulier de l'esprit de soumission des syndicats se réclamant du réformisme et prêts à tout accepter tout en dressant de soit-disant lignes rouges.

Travaux pratiques, on en a tout de suite l'illustration avec la réaction de la CGC chez PSA

Selon Franck Don, délégué syndical CFTC, le DAEC et les plans de départs volontaires sont « populaires parmi les salariés de l’entreprise, y compris chez les adhérents de la CGT ». Mais, ajoute-t-il, « nous n’accepterons pas de modifications dans le montant des indemnités versées aux partants ni de changement dans les dispositifs d’accompagnement […]. Il ne doit pas s’agir de donner de l’argent aux personnes pour aller à Pôle emploi », prévient le syndicaliste.

Décidément la lutte contre les ordonnances est bien toujours à l'ordre du jour dans chaque entreprise confrontée à ces plans de licenciement ET dans la nécessaire convergence des luttes à construire.

Et relevons que chez PSA la CGT est en ordre de bataille :

Pour la CGT, en revanche, hors de question de signer cet accord. « Selon mes calculs, nous avons perdu 25 000 salariés depuis 2012, peut-être davantage (…) », assure Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT PSA. « Sur certaines lignes de montage, les intérimaires représentent 90 % des effectifs. (…) Dans une entreprise qui fait des milliards de bénéfices, une telle politique est inacceptable », fait-il valoir.

PAR FSC

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