Compiégnois : menacés, les salariés d’Aliancys et Sun Chemical se mobilisent

par Syndicat CGT Le Meux  -  23 Février 2018, 08:39  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Compiègne, ce jeudi. Les salariés d’Aliancys ont empêché les camions de rentrer dans l’entreprise en faisant un barbecue devant les grilles. LP/C.P.
 

Après avoir appris il y a deux semaines que de nombreux postes seraient supprimés dans leurs entreprises respectives, les salariés commencent à s’organiser.

« Un plan social, ça dure deux mois. Deux semaines sont déjà passées et on ne sait toujours rien. » Mais c’est quand même avec le sourire que les salariés de l’entreprise Aliancys se sont installé, ce jeudi, pour la deuxième journée consécutive, devant leurs locaux, bloquant au passage tout accès à l’usine compiégnoise.

Pain chaud et grillades à la main, couvant d’un œil le barbecue qui frémit à quelques mètres d’eux, ils empêchent les camions d’entrer, mettant de fait la production à l’arrêt. « Ça montre à la direction et aux clients que notre site est utile et qu’y supprimer des emplois a un impact réel », explique l’un des membres du comité d’entreprise (CE).

Mais comme les salariés de l’entreprise de Sun Chemical, éloignés d’une dizaine de kilomètres et touchée elle aussi par un plan social, ils ne se font pas vraiment d’illusions. « Nous aussi, on sait qu’à terme cette entreprise fermera. Aujourd’hui, on parle de 35 postes supprimés, demain ce seront les 74 salariés qui se retrouveront sur la paille. »

Toutefois, « le dialogue existe », reconnaît ce membre du CE. « Une première réunion a eu lieu hier. Nous avons exigé le plus haut, la direction a proposé le plus bas. Maintenant, il va falloir trouver un terrain d’entente. »

Loin d’être inquiet, Hero de Jager, président d’Aliancys France, parle de dix réunions prévues d’ici avril pour que les parties accordent leurs violons. « Je suis confiant, rassure-t-il. Nous allons trouver par le dialogue les solutions pour accompagner efficacement les salariés concernés. »

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Thourotte, ce jeudi. Les salariés de Sun Chemical ont installé sur les grilles de leur entreprise des pendus et des barbelés, signe de la détresse que leur inspire le plan social. LP/C.P.

Chez Sun Chemical, la direction est moins bavarde, mais les salariés sont aussi mobilisés. Sur les grilles de l’entreprise sont désormais attachés des mannequins blancs flottant au vent et des banderoles visibles depuis la route. 48 employés seraient ici menacés. Et si aucun mouvement social n’a eu lieu pour le moment, sinon un débrayage de deux heures au lendemain de l’annonce, cela pourrait arriver très vite. « Ce vendredi, une deuxième rencontre est prévue entre les salariés et la direction, glisse l’un d’eux. On attend des réponses car, pour le moment, on ne sait pas qui va partir et dans quelles conditions. Mais nous sommes prêts à réagir. »

LEPARISIEN.FR

Par CGT Compiegne facebook

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