L'oligarchie macronienne est furieuse de la décision de la CGT de participer à la manifestation du 26 mai !

par Syndicat CGT Le Meux  -  19 Mai 2018, 09:00  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Du côté des médias c'est le tir de barrage contre cette décision de la CGT avec le même type d'arguments : La CGT se place à la remorque de Mélenchon, et cette décision s'expliquerait par le fait que la CGT est passé derrière la CFDT (ce qui est faux si on considère l'ensemble des secteurs), et qu'elle perd des adhérents.

En oubliant de mentionner que la CFDT est obligée de reconnaître très récemment qu'elle a perdu effectivement des adhérents notamment à cause de son attitude au moment des contre-réformes du travail.

Sans que les mêmes lui fassent un procès : bien au contraire !

C'est ainsi que Les Echos propriété du milliardaire Bernard Arnaud et le directeur de l'Express propriété du PDG de SFR Patrick Drahi,  Etienne Gernelle entonnent les mêmes accusations.

Le directeur de l'Express sur la radio publique (bonjour les éditocrates au service du pouvoir dans le service public) allant jusqu'à regretter le temps de Bernard Thibault et Jean-Christophe le Duigou et du recentrage de la CGT : Voir ci-après.

Ce qu'ils voudraient bien sûr c'est que tout le mouvement syndical et la CGT en particulier s'alignent sur la base d'une acceptation de leurs contre-réformes.

Nul doute qu'ils enragent de voir la CGT renouer avec ses grandes traditions quand à la Libération pour élaborer le programme "Les jours heureux" la CGT était fortement représentée dans les instances politiques comme ce fut le cas dans le Conseil National de la Résistance.

L'indépendance syndicale et l'apolitisme étant brandis par les ennemis des travailleurs, la CIA pour fomenter la scission syndicale et défendre les intérêts des exploiteurs menacés par cet engagement.

Nul doute que cette décision est juste et qu'elle inquiète l'oligarchie dans la capacité qu'elle dessine de stopper les contre-réformes actuelles, de passer à l'offensive et les possibilités de renforcement de la CGT qu'elle permet d'envisager notamment parmi la jeunesse, les précaires frappés de plein fouet par la politique de Macron et qui n'entendent pas se laisser faire en se "recentrant" sur leur politique.

Leur rage, leur acharnement, leur mauvaise foi : les signes que c'est dans cette voie qu'il faut persister, approfondir, gagner les consciences !

Ce qui les inquiète au plus haut point c'est que petit à petit les principes de classes auxquels se réfère historiquement la CGT comme la Charte d'Amiens dont certains ne veulent retenir que la distance au politique tendent à l'emporter dans l'organisation.

C'est ce mouvement qu'ils qualifient de radicalisation avec l'ignoble arrière pensée d'un amalgame suggéré avec le terrorisme.

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Deux exemples de cette offensive politique contre la CGT

 

Sur France Inter c'est le bouquet avec le directeur de l'EXPRESS de Drahi !

 

Etienne Gernelle directeur de l'EXPRESS

 

 

« Eh oui c'est une capitulation qu'a accepté la CGT lorsqu'on a ppris hier qu'elle avait décidé d'aller défiler le 26 mai dans le sillage de France Insoumise…. C'est Mélenchon le patron de cette manif, hors depuis la fin des années 90 après la fin de la guerre froide la centrale syndicale refusait de défiler avec des partis politiques ; elle ne voulait pas notamment être entraînée par le PCF dans sa chute … Là elle se met à la remorque d'un parti F.I.

Quel désaveu ! La puissante CGT syndicat centenaire devient une force supplétive.

Alors c'est une période qui est difficile pour la CGT : d'abord elle a été dépassé l'an dernier par la CFDT auprès des salariés du privé … et selon Les Echos hier elle continue de perdre des adhérents à un rythme très soutenu ; ensuite elle perd combat sur combat, sur la réforme du marché du travail, sur la SNCF on voit mal maintenant comment elle peut faire plier le gouvernement.

Bref c'est une spirale infernale et qui remonte probablement à une quinzaine d'années vers 2003 par exemple.

Question journaliste : à l'époque de Bernard Thibault il était assez redouté

 

Etienne Gernelle

 

« Oui, redouté estimé justement, je veux pas faire l'ancien combattant, mais je me souviens d'une CGT avec des dirigeants qui avaient un certain niveau quand même, qui étaient d'une certaine stature.

Thibault c'est vrai et son numéro 2 de l'époque Jean-Christophe Le Duigou, surtout pour le second d'ailleurs l'intuition selon laquelle il fallait se recentrer un petit peu, être un tout petit peu plus réformiste.

Et puis il est arrivé une chose, en 2003, Thibault a échoué à centraliser les cotisations, les finances de la confédération.

Pourquoi est-ce qu'il voulait faire ça ?

Tout simplement parce que tenir les cordons de la bourse ça permet de maîtriser les fédérations qui se radicalisent, de maîtriser un petit peu la ligne politique, de maintenir une certaine unité.

C'est ce qu'a fait la CFDT par ailleurs, en 30-40 ans, d'Edmond Maire jusqu'à Laurent Berger en passant par Nicole Notat et François Chérèque, ils ont mis en grox les trotskystes dehors, ce qui fait que le syndicat a gardé, a retrouvé son unité d'action et ce qui fait aussi que la CFDT est aujourd'hui le premier syndicat français ..

La CGT a perdu le contrôle : elle a été infiltré partout par des mouvements d'exrême gauche ..

Si on parlait de business on dirait que c'est une boite qui a été mal gérée

 

Ensuite il attribue à la CGT Goodyear la responsabilité de la fermeture de l'usine d'Amiens

 

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Leila de Comarmond des ECHOS

La CGT renoue avec la politisation de l'action syndicale


En appelant à manifester le 26 mai aux côtés des partis de gauche contre l'exécutif,
la centrale change de stratégie. Elle tourne le dos à vingt ans de prise de distance
avec les formations politiques.
Attac et la Fondation Copernic, associations avec lesquelles la CGT a déjà collaboré, ont
été « mandatées pour communiquer sur la conférence de presse » organisée au siège de
la confédération ce jeudi pour « lanc [er] le processus autant national que régional »
devant aboutir à une « marée populaire » le 26 mai. C'est la façon qu'a trouvée le syndicat
pour tenter de ne pas avoir l'air de se mettre dans la roue des partis de gauche à la
manoeuvre lors de cette journée de mobilisation, en particulier La France insoumise de
Jean-Luc Mélenchon.

Ce dernier avait préempté l'initiative dès le 4 mai. Mais peu importe, dans le communiqué
diffusé par la CGT mercredi, la centrale affirme qu'elle « propose une nouvelle journée de
mobilisation samedi 26 mai ». L'organsiation de Philippe Martinez ne manifeste pas le
week-end habituellement. Contrairement à la CFDT. Elle va faire une exception. Et alors
que jusque-là, il était question d'une « marée populaire contre les réformes Macron », la
manifestation sera « pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité », un fourre-tout mais à
la tonalité plus syndicale.
Un revirement pour la CGT
Tout cela reflète l'embarras de la direction de la CGT. Il faut dire que l'appel au 26 mai
marque un revirement pour elle. Conscients du lien entre la perte d'influence de la centrale
et son image trop « politisée » alors que le Parti communiste auquel elle était intimement
liée s'écroulait, Louis Viannet puis Bernard Thibault se sont attachés à rompre le lien au
tournant de l'an 2000. Cela s'est en particulier traduit par le refus de manifester
conjointement avec le PC et plus généralement les partis politiques. Ces derniers
pouvaient suivre les cortèges syndicaux en queue de défilé, mais pas question de
l'inverse, ni de mobilisations conjointes.
Pourtant, s'il y a bien une chose à laquelle est attaché l'actuel leader de la CGT, Philippe
Martinez, qui a rendu sa carte du PC en 2002, c'est « l'indépendance vis-à-vis du
politique », confie un militant. Mais en lançant à la va-vite une consultation de ses
organisations sur la participation à la journée de mobilisation du 26 mai, le syndicaliste
savait à quoi s'attendre, lui qui n'a cessé depuis qu'il est arrivé à la tête de la centrale de
souffler sur les braises de la contestation pour asseoir sa légitimité, lui qui prend soin de
ménager les plus contestataires de son organisation et de marginaliser les autres. PhilippeMartinez compte bien en outre rempiler pour un nouveau mandat lors du congrès de Dijon,
dans moins d'un an. Autant dire qu'il n'est pas question pour lui de changer son fusil
d'épaule.

Un pari risqué

Cette posture contestataire permet aussi de faire un peu oublier les contre-performances
de la CGT, aux élections professionnelles, la baisse du nombre d'adhérents et le manque
de résultats concrets pour les salariés.
Le pari est cependant risqué car il n'a pas en face de lui comme Bernard Thibault un
Robert Hue ou une Marie-Georges Buffet en perte de vitesse, mais un Jean-Luc
Mélenchon qui a montré à l'automne ses velléités de domination sur toute la gauche et
son peu de considération pour les syndicats.
Pour l'heure, le leader de La France insoumise la joue plutôt mezza vocce. Mais tiendra-t-
il sur cette ligne le 26 mai ou comme lors de la « fête à Macron », le 5 mai, viendra-t-il
préempter la mobilisation avec une marée de drapeaux LFI tentant de surpasser le rouge
cégétiste ? C'est en tout cas un sacré risque pour la confédération de Montreuil qu'a bien
mesuré Pascal Pavageau . Le nouveau leader de FO tient lui aussi un discours très
contestataire, mais a indiqué qu'il excluait de défiler dans dix jours.

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PAR EL DIABLO

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