Acte III des gilets jaunes: No future ou convergence des luttes?

par Syndicat CGT Le Meux  -  2 Décembre 2018, 10:00  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Acte III des gilets jaunes: No future ou convergence des luttes?

Avant toute chose, même si je suis à 100% pour l'augmentation générale des salaires, des pensions de retraite, des prestations sociales et pour le plein emploi, je ne place pas en évidence sur le pare-bise de ma bagnole un gilet jaune pour passer un barrage desdits gilets jaunes. Je suis à 100% contre le fait de déléguer à quiconque qu'il manifeste à ma place. A bon entendeur, salut! Ceci dit, après l'acte III des gilets jaunes ce samedi en France: no future ou convergences des luttes pour un avenir meilleur?

J'ai pris la fin de l'article de Libération de ce 1er décembre à 20h 10. Libre à chacun d'en lire la totalité sur son site:

"(...)Stéphanie, assistante maternelle de l’Oise, non syndiquée, est une de ces «gilets jaunes» venue se joindre à la manifestation de la CGT. Comme beaucoup de manifestants en jaune, cette quadra a choisi de venir ici pour éviter les gaz lacrymogènes qui l’ont fait pleurer le week-end dernier, sur les Champs-Elysées. «Ils nous ont fait acheter des voitures diesel il y a quelques années, et maintenant il faudrait qu’on change. Moi je n’ai aucun transport en commun dans ma commune rurale. Et puis ils sont mignons mais pour acheter une voiture hybride, faut de l’argent. J’ai déjà le crédit de la maison sur le dos et on ric-rac», explique-t-elle. Mais la taxe sur les carburants n’est pas sa seule préoccupation. Habituée à enchaîner plusieurs CDD et à pointer de temps en temps à Pôle emploi, elle s’inquiète de la réforme de l’assurance chômage en cours, qui doit, selon les attentes du gouvernement, modifier les règles de cumul entre indemnisation chômage et contrats de courtes durées. Pour elle il y a «un point commun entre tous les gens qui se mobilisent, ici ou ailleurs: c’est le ras-le-bol et le sentiment de ne pas être écouté.»

«S’ils ne veulent pas s’unir, ils vont perdre»

«Entre les premiers mots d’ordre sur Facebook et aujourd’hui, les revendications des gilets ont un peu bougé et elles ressemblent beaucoup aux nôtres, non ?», pointe de son côté Philippe Martinez. Gisèle, Françoise et Noëlle, retraitées de Seine-et-Marne sont, veulent-elles d’abord préciser, «surtout gilets jaunes». Mais elles le reconnaissent volontiers, «la CGT a les mêmes revendications que nous». Ensemble, elles dénoncent «les salaires des fonctionnaires qui n’augmentent pas et les retraites qui baissent».

Chez les militants CGT, on voit plutôt d’un bon œil l’arrivée de ces renforts. «On est d’accord sur certaines de leurs revendications, comme arrêter la hausse des prix des carburants ou se battre pour les salaires», souligne une membre de l’union locale de la CGT de Pithiviers, dans le Loiret. Pour elle, «plus la CGT mobilisera, plus il y aura convergence des idées et des luttes». «S’ils ne veulent pas s’unir, ils vont perdre. Mais pas question toutefois d’aller avec les casseurs et les fachos ou avec ceux qui sont contre toutes les taxes, y compris les cotisations sociales», prévient son voisin cégétiste.

«Ce n’est que maintenant qu’ils se réveillent les syndicats?»

Venue du Calvados, Martine, cégétiste à la retraite, veut croire que les divergences sont marginales. «J’ai vu des chasubles jaunes où il était écrit qu’il fallait faire payer les riches ou ne pas fermer des maternités», se réjouit-elle. Mais si certains espèrent une réunion de tous les cortèges du jour, d’autres ont bien du mal avec ce mélange des genres. C’est le cas d’une famille de «gilets jaunes» venue de l’Essonne qui, après avoir échoué à rejoindre les Champs-Élysées, vient de débouler, vers 15 heures, place de la Bastille. Et se retrouve, par hasard, en plein cortège cégétiste. La CGT? «Ne m’en parlez pas, je suis anti-organisations syndicales. Ils ne servent à rien. Regardez d’ailleurs, ce n’est que maintenant qu’ils se réveillent les syndicats? C’est un peu tard…», s’enflamme une femme du groupe. Un discours que Philippe Martinez a dû entendre à plusieurs reprises. Un peu plus tôt, dans la journée, il expliquait: « Les gens ne sont pas syndiqués car on ne va pas assez les voir. Partout où on n’est pas présent, les gens ne s’organisent pas ou font sans nous. Ce mouvement des gilets jaunes, c’est aussi le reflet de notre difficulté. C’est de notre responsabilité d’aller partout.»"

Note de ma pomme: Pour le débat et aussitôt pour l'action.

J'ai mis mon article dans la catégorie politique, parce que tout étant politique, salarié hier et maintenant à la retraite, je suis un citoyen responsable contre le pouvoir politique des forces de l'argent.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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