Pourquoi MACRON a menti sur le SMIC ? Parce que le salaire est son ennemi

par Syndicat CGT Le Meux  -  18 Décembre 2018, 12:36  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Pourquoi MACRON a menti sur le SMIC ? Parce que le salaire est son ennemi

Par Gérard Filoche

Macron a menti devant 23 millions de citoyens, en direct à la télévision, et il a manœuvré pour ne pas augmenter le SMIC tout en laissant croire le contraire. La raison en est son hostilité au salariat, aux salaires et au SMIC. Pour lui, le salaire, net et brut, c’est l’ennemi. Il veut « une société post salariale ». Sa religion est donc que ce soit l’état qui verse des primes afin d’augmenter les marges des entreprises plutôt que les salaires.

 

C’est ce qu’a dit Edouard Philippe : « - Nous sommes contre la hausse du Smic, car nous voulons que le travail paie ». L’expression « pour que le travail paie » s’entend pour les seules marges des entreprises, pas pour les salariés. Ou Muriel Pénicaud « - Augmenter le SMIC c’est fabriquer du chômage ». Ce qui signifie : il faut baisser le SMIC pour faire de l’emploi ! Ce qu’elle a fait par ordonnances en cassant les droits des salariés pour que ça coûte moins cher de les exploiter.

 

Macron a menti parce qu’il ne peut pas avouer qu’il préfère une économie administrée où des primes sont versées par l’État qui se substitue aux employeurs ; c’est une forme d’assistanat aux patrons. D’autant que ces étranges primes sont conditionnées par des critères extérieurs au travail : impossible si on a un conjoint a plus de 1300 euros. Sur 1,65 million de smicards combien y auront droit ? Edouard Philippe répond déjà que 1,2 million sont au-dessus des critères.

 

A quoi tout cela rime-t-il, de la part de libéraux, qui veulent toujours « moins d’État » ?  Dans le cas des « heures supplémentaires désocialisées », Macron pousse les employeurs à multiplier ces heures pour ceux qui ont un boulot plutôt que d’embaucher ceux qui n’en ont pas. Ce qui augmente forcément le chômage en évitant aux actionnaires de baisser leurs profits. Car ces heures coûtent moins cher aux employeurs puisque Macron en supprime la partie du salaire brut, les cotisations sociales !

Mais qu’est ce qui compensera ces sommes sinon les impôts, entre autres, des salariés qui ne font pas d’heures supplémentaires ?  Étrange religion qui verse des primes et les cotisations sociales à la place des actionnaires et des patrons et « en même temps » prétend baisser les impôts. Ça ne passera pas.

Gérard Filoche

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