2 000 emplois menacés par la vente de Conforama

par Syndicat CGT Le Meux  -  7 Mars 2019, 18:12  -  #Notes d'information Cgt Unilever

En mai 2017, les salariés de Conforama à Aubagne, potentiellement menacé de fermeture, avaient mené un mouvement de grève pour leurs conditions de travail . PHOTO C.W

En mai 2017, les salariés de Conforama à Aubagne, potentiellement menacé de fermeture, avaient mené un mouvement de grève pour leurs conditions de travail . PHOTO C.W

En difficulté financière, le propriétaire de Conforama prévoit la vente de l'enseigne, de quoi craindre un vaste plan social. Jusqu'à 2 000 emplois sont menacés, dont 200 dans les Bouches-du-Rhône.

 

Les organisations syndicales rencontrent aujourd'hui la direction de Conforama. Une réunion qui arrive à point nommé : depuis une semaine, les rumeurs enflent au sujet du futur de l'enseigne. Plus de 40 magasins et 2 000 emplois seraient menacés par un plan social à venir. Les 200 salariés des Bouches-du-Rhône, répartis sur quatre magasins (Saint-Mitre-les-Remparts, Aubagne, Plan-de-Campagne et Sormiou) sont inquiets. « Les salariés sont inquiets, ils craignent un plan de restructuration de grande envergure », témoigne Jean-Marie Casartelli, délégué du personnel CGT du Conforama de Saint-Mitre.

Steinhoff, conglomérat sud-africain, propriétaire de la chaîne d'ameublement depuis 2011, serait en recherche active d'un repreneur. Pour le moment, très peu d'informations sont communiquées par la direction. « Nous n'avons pas plus d'informations que celles parues dans la presse. Nous ne connaissons pas le nom du potentiel repreneur », explique le syndicaliste.

De nombreuses malversations

Le dossier a été pris en main par le Comité de restructuration industrielle (Ciri), organisme interministériel français qui a pour mission d'aider les entreprises en difficulté. Preuve que les craintes des salariés s'avèrent fondées, le rôle du Ciri est de sauver un maximum d'emplois par le choix d'un repreneur adéquat. Une situation qui n'étonne pas Jean-Marie Casartelli, la CGT alertant « depuis au moins un an sur les malversations financières du groupe ». Le syndicaliste faisant référence aux résultats de Steinhoff, artificiellement gonflés. Plusieurs autres sociétés du groupe sont également mises en vente pour faire face aux difficultés financières

Pour la reprise de Conforama, c'est l'enseigne But qui se serait positionnée. « À part eux, on ne voit pas qui, commente Jean-Marie Casartelli, mais si c'est vraiment But qui nous reprend, c'est encore plus inquiétant. Ils ont déjà environ 200 magasins sur le territoire. Conforama en possède 235, ils n'en garderont pas 435 ». D'autant plus que les magasins sont souvent situés dans la même zone géographique. « C'est le cas à Aubagne, Avignon ou encore à Plan-de-Campagne, où il y a déjà un But et un Conforama », explique le syndicaliste. Et dans ce cas, « ça ne sera pas 40 magasins qui vont fermer mais beaucoup plus ».

Amaury Baqué

Publié par CGT Compiègne facebook

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