Carrefour. L’accord portant sur un maximum de 3 000 départs présenté en comité central d’entreprise

par Syndicat CGT Le Meux  -  12 Mai 2019, 09:36  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Carrefour prévoit jusqu'à 3 000 départs de salariés dans ses hypermarchés dans le cadre du projet d'accord de rupture conventionnelle collective (RCC).

Carrefour prévoit jusqu'à 3 000 départs de salariés dans ses hypermarchés dans le cadre du projet d'accord de rupture conventionnelle collective (RCC).

Carrefour prévoit jusqu’à 3 000 départs de salariés dans ses hypermarchés dans le cadre du projet d’accord de rupture conventionnelle collective (RCC) négocié depuis fin mars. Ce vendredi, l’accord a été examiné par le comité central d’entreprise.

Le comité central d’entreprise de Carrefour Hypermarchés a examiné ce vendredi l’accord de rupture conventionnelle collective portant sur un maximum de 3 000 départs, qui sera soumis à la signature des syndicats le 15 mai prochain.

Le géant de la grande distribution entend se recentrer sur l’alimentaire, avec une restructuration touchant six secteurs (caisses des stations d’essence, rayons hifi-électroménager et bijouterie, traitement des recettes en magasin, encadrement et services de paie).

1 230 suppressions de postes

Jusqu’à 3 000 départs sont prévus (dont 1 230 suppressions de postes) dans le cadre d’un projet de rupture conventionnelle collective (RCC) comprenant un volet pré-retraites.

Vendredi, tous les syndicats ont voté contre les orientations stratégiques présentées par Carrefour, mais l’heure de vérité sonnera mercredi prochain lorsqu’ils devront se prononcer sur l’accord de RCC, qui doit obtenir l’aval des syndicats représentant au moins 50 % du personnel.

« Ce n’est pas avec 30 000 € qu’on refait sa vie »

Force ouvrière, première organisation syndicale chez Carrefour, a déjà fait savoir qu’elle signerait l’accord. « Nos demandes ont été prises en compte », a indiqué Dominique Moualek, délégué national FO Carrefour, qui précise que l’accord s’appliquera sur la base du volontariat et qu’aucun départ contraint ne pourra avoir lieu, ensuite, entre le 31 décembre 2019 et fin 2020.

Pour sa part, la CGT ne « signera pas un accord qui détruit l’emploi ». « Quelles que soient les sommes, cela laisse sur le carreau des salariés dans des zones sinistrées et ce n’est pas avec 30 000,00 € qu’on refait sa vie », estime Philippe Allard, délégué de groupe.

La CFE-CGC rendra publique sa décision mardi. « Nous avons été entendus sur la quasi-totalité de nos revendications », précise son représentant Thierry Faraut.

« Situations intenables »

« La CFDT n’est pas favorable à la signature mais consulte encore les équipes jusqu’à mardi », a confié Sylvain Macé, délégué syndical central.

La CFDT déplore que les salariés des magasins en location gérance (5 hypermarchés) soient exclus du congé de fin de carrière. Elle souligne aussi que pour la première fois Carrefour lance la suppression d’activités en même temps qu’elle ouvre les départs volontaires, alors que dans le passé, la phase de volontariat précédait une éventuelle restructuration.

« Les salariés des secteurs supprimés, comme la bijouterie ou l’électroménager, vont être dans des situations intenables », souligne Sylvain Macé. « Comment voulez-vous construire un projet de reclassement en si peu de temps ? »

S’il était validé le 15 mai, ce qui serait le cas si FO et la CFE-CGC le signaient, l’accord entrerait en vigueur en juin pour se clore le 31 décembre 2019.

Publié par CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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