Violences urbaines ... au service du pouvoir !

par Syndicat CGT Le Meux  -  23 Septembre 2019, 10:11  -  #Notes d'information Cgt Unilever

 

Une fois de plus, mais sans doute de manière plus visible la complicité entre black-blocks et autorités policières est apparue ce samedi.

La violence servant à réprimer en premier lieu les manifestants pacifiques, à détourner l'attention des revendications portées par le mouvement social en matière de justice sociale et environnementale , à faire peur, à affaiblir le mouvement de contestation dans l'opinion et plus fondamentalement à tenter d'empêcher la convergence des luttes.

Une stratégie à mettre en échec !

VOIR notre article précédent ci-après :

 

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Il n'y a qu'à écouter les chaînes en continu, les médias système et des milliardaires pour se rendre compte que les violences urbaines comme celles de Nantes , loin de gêner le pouvoir sont de fait le miel de sa propagande contre le mouvement social !

POURQUOI ?

D'abord elles permettent d'OCCULTER le contenu des manifestations tourné résolument contre la politique de Macron au profit de l'oligarchie et des riches : nécessité donc pour eux de taire le caractère de la contestation sociale remettant en cause l'injustice fondamentale des choix politiques du macronisme et de leur cohérence : attaque systématique des CONQUIS sociaux issus du rapport de force et des luttes antérieures.

Ensuite elles permettent de DIVISER l'opinion qui profondément mécontente et MAJORITAIRE n'est pas d'accord avec les violences, le saccage de magasins, les affrontements avec la police ...

Enfin elles ont pour fonction de permettre le RASSEMBLEMENT du "parti de l'ordre" CONTRE le mouvement social désigné par NATURE comme porteur de désordre, de troubles néfastes au quotidien du citoyen moyen ...

Cela n'est pas nouveau et la bourgeoisie française notamment a acquis une longue expérience de l'instrumentalisation de la violence (urbaine en particulier) pour retourner une situation initialement défavorable à ses intérêts et à ses profits.

Ainsi, en mai 1968 face au plus grand mouvement social de France, d'Europe ... ( 9 millions de grévistes, usines occupées, manifestations monstres ...) elle a pu en organisant une mise en scène de la vacance du pouvoir, une importante contre-manifestation à l'Etoile fin mai, en menant campagne à l'issue de la dissolution du Parlement sur le seul thème du désordre dans la rue, de la "chienlit" disait-elle renverser la situation.

Et au final envoyer au Parlement le plus gros contingent de députés réactionnaires !

Les classes dominantes n'ont pas oublié cet enseignement !

Avec le souci permanent de préserver une influence prépondérante dans le corps des forces de répression (armée, police, gendarmerie, services ...) dans la crainte qu'en situation de crise et de doute une partie au moins de l'appareil répressif ne bascule du côté disons des forces de contestation du pouvoir.

Comme on a pu le constater en plusieurs occasions historiques.

Ce qui explique dès le départ en novembre 2018 du mouvement des gilets jaunes, la mise en place par Castaner d'un dispositif policier privilégiant délibérément l'AFFRONTEMENT par crainte d'une fraternisation en phase avec la situation et les revendications des policiers de base.

Situation qui a contrario souligne la bêtise des mots d'ordre anars, en apparence "révolutionnaires" du type "tout le monde déteste la police".

Du côté des militants et des organisations il existe une tendance à la compréhension de ces violences issue de la mémoire du mouvement ouvrier et révolutionnaire, de l'opposition radicale aux violences étatiques et policières mais qui reste aveugle à l'instrumentalisation et à la manipulation par la bourgeoisie de ces violences et de ceux qui s'y livrent.

Dans le moment présent, confronté à un puissant mécontentement qui s'exprime de manière diversifiée et dispersée  (salariés sous régimes spéciaux de retraite comme à la RATP, personnels des urgences et des hôpitaux, des EHPAD, enseignants, agents des services publics, pompiers ... voire policiers de base ..., précaires, Gilets jaunes) le pouvoir craint par dessus tout la CONVERGENCE de ces luttes en un puissant mouvement social.

Il mise donc sur les DIVISIONS et intervient ACTIVEMENT pour les attiser.

Contrairement à ce que serinent les médias aux ordres ce n'est pas la violence qui a fait reculer Macron à l'occasion du mouvement des gilets jaunes MAIS la puissance et la détermination du mouvement ET son soutien majoritaire dans l'opinion publique.

Et c'est en utilisant les violences qu'il a commencé à l'affaiblir en se présentant comme le garant de l'ordre public afin d'éroder ce soutien.

Ce qui est à l'ordre du jour c'est le rassemblement et la coordination de TOUTES les forces opposées aux choix politiques macroniens pour les mettre en échec !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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