POSTE : la chasse aux syndicats en mode camouflé : la direction condamnée pour licenciements abusifs !

par Syndicat CGT Le Meux  -  3 Novembre 2019, 23:11  -  #Notes d'information Cgt Unilever

POSTE : la chasse aux syndicats en mode camouflé : la direction condamnée pour licenciements abusifs !

Les deux agents, syndiqués à la CGT et à SUD, avaient été mis en cause par la direction de la Poste après avoir défendu des questions collectives. En 2014, La Poste avait lancé une campagne de promotion, avec des avancements de carrière. «Cette campagne a été attribuée à des agents de jour, et les postiers qui travaillaient de nuit demandaient que les promotions les concernent également», a indiqué Philippe Charles secrétaire départemental de la CGT d'Ille-et-Vilaine à l'AFP.

«Des évolutions professionnelles ont été proposées, il n'y avait rien pour l'équipe de nuit. Ils ont remis en cause les modalités de promotion, cela a créé un climat de tension», a ajouté Philippe Charles. D'après la CGT, La Poste a alors déclenché un «protocole harcèlement» contre trois agents, qu'elle accusait d'avoir harcelé un salarié. Deux ont été licenciés pour faute grave et un autre, élu au CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail), qui avait statut de salarié protégé, a eu un blâme, a précisé le secrétaire départemental de la CGT35, soulignant que «l'un d'eux avait 22 ans d'ancienneté».

41.000 euros de dommages

Par un jugement notifié oralement mercredi, le conseil de Prud'hommes a considéré que les licenciements des postiers mis en cause par la Poste sont abusifs, car dépourvus de cause réelle et sérieuse, a indiqué Philippe Charles. La Poste a été condamnée à verser 41.000 euros de dommages à chacun des agents licenciés, à rembourser à Pôle Emploi les indemnités chômage qui leur avaient été versées, et à verser 5000 euros au troisième au titre du préjudice pour le blâme.

Contactée par l'AFP, la direction de la Poste n'a pas souhaité commenter la décision de justice. La décision est susceptible d'appel. «C'est une victoire, cela a été quatre ans de lutte, je n'ai eu aucun doute sur la fiabilité des trois collègues, ils ont souffert dans leur chair, notre adhérent est monté pour défendre la promotion d'autres collègues. C'est ni plus ni moins ce qu'on appelle de la discrimination syndicale», a réagi Philippe Charles.

Publié par FSC

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