Le scénario de connivence MACRON/PHILIPPE/BERGER ... est en marche !

par Syndicat CGT Le Meux  -  13 Décembre 2019, 11:34  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Comme prévu, le décor planté les acteurs sont là ... pour tenter de contourner et isoler le mouvement social en cours qui - à leur grand dépit-  comme l'atteste le très récent sondage ODOXA, après l'intervention d'Edouard Philippe bénéficie d'un soutien massif de l'opinion : les 2/3 !

Scénario avec en tête de gondole le sieur Laurent BERGER dans le rôle titre du pompier de service et du jaune camouflé !

A ce stade plusieurs remarques s'imposent :

  1. Laurent BERGER et la CFDT n'ont pas rejoints le mouvement de lutte et ses objectifs.
    Si L. BERGER suite à l'allocution d'E. PHILIPPE a annoncé sa participation aux manifestations du 17 décembre prochain, c'est entièrement A PART du mouvement organisé depuis le 5/12.
    Mais, SURTOUT sur de toutes autres bases.
    Ils n'exigent absolument pas le RETRAIT du contre-projet puisqu'ils sont d'accord avec la contre-réforme à points mais seulement quelques aménagements qui leur permettraient de maquiller leur ralliement à Macron sous les faux semblants de "reculs" du pouvoir.

    Il s'agit donc d'une pure POSTURE de lutte, pour pouvoir ENSUITE justifier un "accord de compromis" séparé totalement des organisations engagées elles dans la lutte réelle/

     
  2. Ce "ralliement" aux manifestations du 17 décembre est totalement factice et constitue une manoeuvre.
    Il s'agit de faire croire à une attitude de lutte et de contestation de la réforme du pouvoir à la fois à l'opinion et aux adhérents des organisations réformistes avouées, TOUT en tentant d'offrir une porte de sortie à un pouvoir en difficulté. Avec l'objectif central de tenter de lui permettre d'appliquer sa contre-réforme.

     
  3. Une véritable mise en scène médiatique est organisée pour présenter l'opération sous de beaux atours : d'un côté un pouvoir conciliant "tendant la main" aux "partenaires sociaux" .
    De l'autre lesdits "partenaires" - réduits aux organisations d'accompagnement des contre-réformes - présentés comme responsables, de bonne volonté, sérieux ...
    Sous-entendu : ceux qui mènent courageusement le combat pour le RETRAIT sont des irresponsables, des extrémistes, des fauteurs de troubles, des preneurs d'otage ...
     

Il s'agit donc d'une manœuvre contre le mouvement social en cours qui s'ancre, qui dure, qui montre sa détermination, qui met le pouvoir en forte difficulté.

Il s'agit donc d'une bouée lancée à MACRON  en vue de tenter de le sortir de l'impasse dans laquelle il s'est mis!

Cette manœuvre doit donc être dénoncée, les travailleurs, les militants tenus au courant, les illusions sur le ralliement de la CFDT au mouvement balayées.

Il s'agira donc  pour eux après la mise en scène d'un "consensus trouvé " avec les " partenaires sociaux", d'une " solution de compromis raisonnable " de tenter d'isoler le mouvement, la vrai contestation de la contre réforme ... et éventuellement de passer à une phase de répression.

Si l'opinion et la situation le permettait!

Il y va de notre capacité à mener le combat jusqu'au bout, en mettant en échec la manœuvre qui vise à tromper les travailleurs, à les désarmer, à les faire renoncer aux objectifs de lutte que le mouvement s'est fixé :
 

RETRAIT de la Contre-réforme !

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SOURCE : le HUFFINGTON POST, le média d'Anne SINCLAIR

de ce matin

RETRAITES - Le gouvernement veut faire savoir que sa porte reste ouverte. Le Premier ministre a convié ce jeudi 12 décembre au soir les partenaires sociaux [ lisez la CFDT, l'UNSA, la CFTC] à un nouveau “cycle de réunions” la semaine prochaine, tandis que la grève semblait partie pour durer dans les transports publics.

Édouard Philippe “a invité les organisations syndicales et patronales à un cycle de réunions qui se dérouleront à Matignon le plus tôt possible la semaine prochaine”, a annoncé son entourage à l’AFP. 

Un Premier ministre “disponible”

Après avoir échangé au téléphone avec les partenaires sociaux dans l’après-midi, le Premier ministre “a confirmé sa proposition de dialogue pour continuer à améliorer le projet porté par le gouvernement”, a ajouté Matignon, évoquant “une série de thèmes”: “la mise en place du minimum de pension, la pénibilité, la retraite progressive et l’accompagnement des transitions vers le système universel”.

“Ces thèmes rejoignent très largement les préoccupations exprimées aujourd’hui par les organisations syndicales qui soutiennent la mise en place du système universel”, notamment la CFDT de Laurent Berger, a-t-on souligné de même source, en réaffirmant la “disponibilité” du Premier ministre “pour examiner les propositions des partenaires sociaux”, notamment sur la question cruciale de l’équilibre financier du système.

Des appels du pied

Fin des régimes spéciaux, ”âge d’équilibre” à 64 ans, entrée dans le système à points à partir de la génération née en 1975... Édouard Philippe avait détaillé mercredi le contenu du futur “système universel de retraite” par points, assurant que “tout le monde serait gagnant”.

Laurent Berger, favorable à un système universel par points mais fermement opposé à un allongement de la durée de cotisation via un ”âge d’équilibre”, avait immédiatement dénoncé le franchissement d’une “ligne rouge” et demandé au gouvernement de revenir sur ce point.

La CFDT, accompagnée de la CFTC et l’Unsa, elles aussi favorables à un régime universel, ont adressé jeudi au gouvernement une liste de sujets à leurs yeux “cruciaux”, dont la pénibilité ou la retraite progressive. Tous trois ont appelé à rejoindre la mobilisation prévue dans la rue le 17 à l’initiative de la CGT, FO, la FSU et Solidaires ainsi que d’organisations de jeunesse.

Jeudi, gouvernement et majorité ont multiplié les appels du pied pour que la CFDT accepte de reprendre la négociation. “Je suis prêt à discuter, évidemment qu’on va discuter”, a répondu Laurent Berger. Mais, a-t-il averti, “vouloir être constructif, ça ne veut pas dire se laisser marcher dessus”.

Première brèche dans la contestation, les syndicats de policiers ont appelé à suspendre leur mouvement de protestation, saluant des “avancées” pour le maintien de leur régime dérogatoire.

Publié par FSC

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