Laurent BERGER se plaint, le pauvre !

par Syndicat CGT Le Meux  -  17 Janvier 2020, 19:51  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Voyez vous Laurent BERGER se plaint d'être attaqué et les médias lui tendent largement le micro pour qu'il se place en situation de victime confrontée à de méchants jusqu’au-boutistes, homophobes ...

Alors remettons les choses en place !

L. BERGER se plaint donc et dénonce les fake news

 

Largement relayée et dénoncée comme "fake news" l'information sur les réseaux sociaux que nous avons également repris présentant la fille de Brigitte MACRON comme avocate de la CFDT.

Dont acte.

Les faits sont les faits et c'est sur eux qu'il faut étayer une position et une argumentation.

Mais que masque cette victimisation ?

Quel a été le comportement de L. BERGER

de la CFDT et du pouvoir face au mouvement ?

Car sur le fonds, sur la complicité effective de la CFDT et de Laurent BERGER dans la bataille actuelle avec le pouvoir les faits ne manquent pas.

D'autant que médias et plusieurs journalistes ne peuvent nier les contacts particuliers, non publics (au fait pourquoi) qui ont lieu entre la centrale syndicale et le pouvoir. Ce qui laisse présager une mise au point concertée.

Qu'on se souvienne, la bataille sur la contre-réforme des retraites est lancée dès le 13 septembre par les syndicats de la RATP, UNSA en tête et rendez-vous est pris pour le 5 décembre.

La puissance de cette grève du 13 septembre annonçant ce qui va suivre.

La puissance du 5 décembre et ses suites placent la CFDT en position marginale : en fait elle est totalement absente et l'attention de l'opinion et des médias est forcément centrée sur le mouvement de résistance à la contre-réforme macronienne et à ce qui rassemble ceux qui y participent :

l'exigence du R E T R A I T .

Et que se passe-t-il à partir de ce constat ?

Une séquence en 4 temps :

  • dans sa conférence du 11 décembre Edouard PHILIPPE déroule son plan et ses propositions et oh surprise annonce accompagnant le projet initial systémique l'exigence d'un équilibre financier et du fameux " âge pivot" de 64 ans pour un départ à taux plein en 2027.
     
  • Et oh surprise surgit de sa boite un Laurent BERGER en colère qui dessine une ligne rouge infranchissable pour lui, précisant que sans son retrait, il va faire un malheur et rejoindre le mouvement. Avec une furtive présence à la manif parisienne du 17 décembre. Les médias annonçant le rejet majoritaire des français de l'âge pivot.
     
  • Et oh surprise Edouard PHILIPPE, annonce le 11 janvier le retrait (purement fictif dans les faits)  permettant à Laurent BERGER de crier victoire. Les duettistes annonçant finalement leur participation à une conférence sur le financement des retraites mandatée jusque fin avril. Bien donc que dès le départ cadrée par des contraintes qui annoncent de fait contrairement à la mise en scène le maintien de l'âge pivot.

                                            " Ce que le gouvernement dit moins, c’est que le texte de loi                                               prévoit un deuxième âge pivot, cette fois appelé "âge d’équilibre"."

     
  • Ce qui n'empêche pas à partir de là car le mouvement pour le RETRAIT se poursuit que se déclenche une véritable campagne contre les grévistes et les manifestants accusés de bloquer inutilement le pays ALORS que le pouvoir aurait fait des " concessions " et que les organisations pratiques et raisonnables se montreraient elles constructives.

Et c'est là que précisément a bât blesse

Car Laurent BERGER claironne que lui n'a jamais attaqué les autres organisations en masquant qu'à tous les moments décisifs il est intervenu de manière agressive contre le mouvement, aux côtés du pouvoir :

ALORS QUE aux moments décisifs

  • il exige une trêve comme E. PHILIPPE et MACRON au moment des fêtes
     

il condamne ceux qui poursuivent la lutte en les taxant d'hystérie
 


La position de la CFDT et de Laurent BERGER ne datant pas d'aujourd'hui.
Déjà en mai 2016 par exemple au moment de la lutte contre la loi travail voilà ce qu'il déclarait :

PARIS, (source Reuters) 

La CGT s'est fait "déborder par ses courants gauchistes" dans la contestation de la loi Travail, qui est une réforme importante pour les droits des salariés dans l'entreprise, déclare le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.
Dans une interview publiée mercredi dans Le 1, il s'en prend aussi au gouvernement "qui a multiplié les erreurs dans la phase de préparation du texte et a ensuite manqué de pédagogie".
"De l’autre côté, vous avez des organisations syndicales comme la CGT et FO qui considèrent que si l’on donne du pouvoir aux salariés par l’intermédiaire de leurs représentants syndicaux dans les entreprises, c’est une mauvaise chose", a ajouté Laurent Berger. "Elles considèrent que les salariés sont des êtres mineurs et que l’on peut continuer de mentir."
...
"Aujourd’hui, c’est un comble, on ne demande des comptes qu’à ceux qui s’engagent, qui proposent. Le salaud, le traître, c’est moi, ce n’est pas Philippe Martinez 
 !"

Tandis qu'à l'instar de ce qui s'est produit pour les Gilets jaunes ET dans les médias ET chez L. BERGER  montent les accusations d'homophobie, d'intolérance  et de totalitarisme pour discréditer globalement ceux qui luttent !

aujourd'hui


 

 

 

 

hier

 

 

 

Et finalement que disent Laurent BERGER et la CFDT

face aux mensonges de la presse système contre le

mouvement et contre la CGT en particulier

En remarquent que face à ces attaques, cette fois le micro n'est pas tendu à Philippe MARTINEZ pour dénoncer ces accusations et ces mensonges qui eux aussi ne datent pas du moment présent mais qui dans la confrontation actuelle prennent incontestablement de l'ampleur :


(Raphaël Enthoven, Twitter, 17/12)
La CGT ? « Un syndicat totalitaire »

et

Franz-Olivier Giesbert tapait ainsi
sur Philippe Martinez, incarnation de « cette France
[…] crypto-frontiste, ultra-individualiste, nourrie à la
pensée magique, qui nous raconte tout à l’envers, les
travailleurs les plus protégés étant toujours présentés
comme les grandes victimes du système. » (29/11) 

Avec le pompon actuel de la une du POINT qui rappelons le à cette occasion est la propriété l'homme d'affaires François Pinault, PDG de la holding Artémis. ceci expliquant cela :

 

Alors un peu d'effort pour placer effectivement le débat au niveau requis : une confrontation sur le type de société que nous voulons et qui oppose radicalement les forces de l'argent, celles de l'oligarchie au pouvoir et les forces populaires aspirant à une véritable justice, à une véritable solidarité, à un autre monde !

Ce qui ne laisse aucune place aux dérobades, aux entourloupes et aux appels à un "dialogue social" enfumeur!

L'appel à l'apaisement ne faisant au fond que masquer le ralliement à ceux qui organisent méthodiquement le détricotage de TOUS les CONQUIS des travailleurs!​​​​​​​​​​​​​​

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