Le capital lâche un vieil os à ronger, le patron de la Cfdt s'en empare goulûment

par Syndicat CGT Le Meux  -  12 Janvier 2020, 10:13  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Il n'en pouvait plus d'attendre, Laurent Berger, patron de la Cfdt et président de la Confédération européenne des syndicats. L'UE du capital demandait bien à tous ses commis chefs de gouvernements de promulguer la retraite anti-sociale par capitalisation et Manu 1er ne lâchait rien pour signer une accord libre et non faussé entre le patronat français et ses partenaires très sociables.

Eh bien, voilà, voilà, ça y est!

Le capital lâche un vieil os à ronger, le patron de la Cfdt s'en empare goulûment

Et pour faire plaisir au maître du palais de l'Elysée, la Cfdt avait mis en ligne son communiqué de "victoire" avant l'annonce officielle du vieil os à ronger par Edouard Philippe, premier des chambellans dudit palais. C'est dire si Laurent Berger est allé plus vite que la musique!

Les comparses en tant que partenaires très sociables de la Cfdt, l'Unsa et la Cftc, ont communiqué également leur compromission avec le capital.

Mais pour vous, mes amis et camarades qui me lisez, que contient la bafouille du premier chambellan?

Sous sa signature, il annonce le maintien de l’âge d’équilibre dans le projet de loi et conditionne le retrait de l’âge pivot à 64 ans dès 2022 à des coupes budgétaires de 12 milliards d’euros. En clair, cette "victoire" des syndicats pro-capital n'est qu'un vieil os à ronger en attendant un accord signé en avril 2020. 

Si pas d'accord entre les "partenaires sociaux" sur le coup de rabot de 12 milliards d'euros, un décret remet en selle ledit âge pivot. Et dans la négociation très sociale, Bruno Le Maire, chambellan en charge de l'Economie des riches et du capital, rejette par avance toute hausse des cotisations patronales. 

Cette méthode de négociation a été utilisée pour la réforme de l’assurance-chômage. Celle-ci avait conduit de faire imposer 3,4 milliards d’économie sur le dos des travailleurs. Là aussi, partenaire sociable du capital, Laurent Berger, patron de la Cfdt gauloise et président de la Confédération européenne des syndicats, avait paraphé cette réforme anti-sociale.

Aujourd'hui, nouvelle trahison de la Cfdt envers les travailleurs? Non, suite parfaitement logique de son programme politique fidèle au desiderata du capital qu'il soit gaulois ou européen. CQFD.

Et après la signature sur le coup de rabot envers l'assurance-chômage, le gouvernement des riches et du capital avait repris le vieil os à ronger qu'il avait jeté. Il le remet au menu de ses potes syndicalistes(sic). CQFD bis.

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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