JUSTICE DE CLASSE

par Syndicat CGT Le Meux  -  13 Février 2020, 17:34  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Patrick Balkany dans un « état dépressif » : il sera bientôt en liberté

L’ancien maire mafieux de Levallois-Perret devrait sortir de prison ce mercredi. Motifs invoqués : raisons de santé et en particulier un « état dépressif ».

JUSTICE DE CLASSE

Crédit photo : Maxime Gil / Actu Hauts-de-Seine

Incarcéré depuis le 13 septembre dernier pour emplois fictifs, fraude fiscale, corruption et blanchiment de fonds public, le politicien mafieux est libéré ce mercredi. Connu de la justice et du grand public depuis plusieurs décennies pour ses magouilles sans fins, Patrick Balkany avait été – enfin – condamné au printemps dernier pour quelques-uns de ses nombreux faits d’arme. Mais c’est sans compter sur la complaisance de la justice lorsqu’il s’agit de criminels en cols blancs. En effet, en octobre, seulement 6 semaines après qu’il a été mis derrière les barreaux, la cour d’appel de Paris accédait déjà à la première demande de remise en liberté de Balkany concernant sa condamnation pour fraudes.

C’est la cour d’appel qui en a décidé ainsi. Ce mercredi 12 février, l’ancien maire de Levallois-Perret pourrait bien retrouver définitivement sa liberté, pour des « raisons de santé » et notamment un « état dépressif ».

 

La cour d’appel de paris constate que la dégradation de l’état de santé de Patrick est difficilement compatible avec maintien en détention provisoire

 

Patrick va donc sortir de prison, il va être placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter la france métropolitaine, obligation de pointer deux fois par mois à la gendarmerie, restitution de son passeport

Mais dans un pays où il y a un mort tous les deux jours en prison, dans le plus grand silence, la vie de certains détenus semble valoir plus que d’autres. Alors que le couple Balkany va très certainement finir sa vie en liberté pour « soigner sa dépression », alors qu’ils ont volé des millions, d’autres se retrouvent incarcérés pour avoir volé un sandwich.

A l’heure ou des centaines de Gilets jaunes sont derrière les barreaux et où la justice condamne les militants à tours de bras, les plus grands voyous sont en liberté. Une nouvelle démonstration de la justice de classe, qui rend coupable ceux qui contestent l’ordre établi, et qui innocente les principaux parasites de la société.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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