La Grande-Bretagne quitte l'UE du capital mais pas le capitalisme

par Syndicat CGT Le Meux  -  1 Février 2020, 20:05  -  #Notes d'information Cgt Unilever

La Grande-Bretagne quitte l'UE du capital mais pas le capitalisme

Trois après le référendum, oui 3 ans pour faire appliquer la souveraineté démocratique d'un peuple, la Grand-Bretagne a largué les amarres. De quoi l'avenir sera fait dans ce pays, fer de lance de l'impérialisme US en Europe et paradis fiscal en puissance?

En tout cas, avec le Brexit, l'UE du capital devient démontable et le troisième budget alloué à Bruxelles a mis les voiles. Pour les revendications sociales de progrès et de justice sociale des travailleurs outre-Manche? Pas du tout.

Et dès demain, des accords commerciaux, au détriment du vrai monde du travail, seront signés entre l'UE et la GB, ne vous inquiétez surtout pas pour les capitalistes!

La Grande-Bretagne quitte l'UE du capital mais pas le capitalisme

Jules Vallès, journaliste et écrivain, élu de la Commune de Paris en 1871. Condamné à mort par le gouvernement réactionnaire de Thiers, il s'exile à Londres. Ces paroles retentissent toujours aujourd'hui, à Londres comme à Paris et ailleurs dans le monde.

A propos du mouvement social en France qui ébranle le pouvoir des riches et du capital, celui-ci sort tout son attirail répressif et tous ses chiens de garde, qu'ils soient politiques, journalistes, économistes, syndicalistes ou ailleurs, pour nous faire admettre que le capitalisme ne veut que s'humaniser pour le bien de tous.

Pendant ce temps, "le vieux monde n'en finit pas de mourir, le nouveau n'arrive pas à poindre et dans ce clair-obscur naissent des monstres*", faute de combat idéologique de transformations sociales contre l'exploitation capitaliste.

Les monstres surgissent d'autant plus que le champ de bataille politique se structure autour des questions d’identité ou d’appartenance nationale plutôt que de démocratie et de justice sociale.

Mais pour les municipales de mars 2020, ce n'est pas plus une addition de sigles politiques qu'il faut dans l'affrontement de classes, mais une alternative politique à construire pour des lendemains qui chantent. Vraiment.

* Propos d'Antonio Gramsci (1891-1937), théoricien communiste, écrivain, journaliste et philosophe, fondateur du Parti communiste italien, emprisonné sous la dictature fasciste mussolinienne de 1927 à sa mort en 1937.

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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