Le premier meeting d'Edouard Philippe au Havre perturbé par un comité d'accueil musclé

par Syndicat CGT Le Meux  -  2 Février 2020, 09:43  -  #Notes d'information Cgt Unilever

ête de liste au Havre, Édouard Philippe y faisait son premier meeting ce 31 janvier. Il était attendu par des manifestants mécontents qui se sont heurtés aux CRS.

MUNICIPALES - Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce 31 janvier en début de soirée au Havre, au moment où le Premier ministre et tête de liste pour les municipales, Édouard Philippe, tenait un premier meeting, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article

Sur une banderole rouge, on pouvait lire “Rouges de colère”, et sur une noire “retraite par points, de la retraite en moins. L’éducation dit non”. Parmi les slogans lancés par les manifestants, on pouvait entendre: “Edouard repart, au Havre, on veut pas te voir” ou encore “Il faut montrer à doudou que Le Havre est à nous”.

“Édouard Philippe ridiculise et méprise le monde du travail avec sa réforme des retraites. On veut lui montrer qu’on est là, il faut qu’il retire sa réforme, qu’il écoute ce qu’il se passe dans la rue”, a déclaré Dominique Mutel, ancien conseiller municipal (PCF). 

“Son retour au Havre n’est pas très démocratique. Annoncer que, s’il est élu, il ne sera pas maire mais qu’il pourra revenir par la suite, c’est de la combine politicienne”, a commenté l’ancien élu. 

Quelques brefs incidents ont émaillé la fin de la manifestation. Les forces de l’ordre ont procédé à des tirs de grenades lacrymogènes, notamment peu après la dispersion de la manifestation, alors que de petits groupes de manifestants étaient disséminés à proximité de la salle où Edouard Philippe devait prendre la parole.

Philippe assume d’être “une cible”

Par ailleurs, Édouard Philippe a prédit ce vendredi “une élection difficile”, tant “humainement” que “politiquement” dans un contexte social tendu, mais affirmé qu’“on n’abdique pas l’honneur d’être une cible”, lors du lancement de sa campagne municipale.

Le scrutin du 15 et 22 mars sera “humainement difficile au sens où je dois faire la part entre le candidat que je suis au Havre et le Premier ministre que je suis tout le temps”, a-t-il déclaré. 

“Et politiquement difficile car certains voudront faire de cette élection un test national. Certains essayeront peut-être de tendre le débat, voire de l’empêcher”, a-t-il fait valoir, alors qu’à l’extérieur retentissaient des bruits de détonations et sirènes provenant de quelques centaines de manifestants.  “Mais tout bien pesé j’ai décidé d’y aller”, a martelé Édouard Philippe.

 

Publié par  Le HuffPost avec AFP

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