OPÉRATION SÉDUCTION À LA PITIÉ-SALPÊTRIÈRE

par Syndicat CGT Le Meux  -  27 Février 2020, 16:05  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Macron interpellé : “Il faut sauver l’hôpital public, en train de flamber à la même vitesse que Notre-Dame”

Alors que, selon Macron lui-même, on se prépare à « une épidémie qui arrive », le Président de la République a tenté un coup de com’ à la Salpêtrière, où est mort le premier patient français atteint du coronavirus. Il s’est rapidement fait interpeller par un médecin, sur la crise de l’hôpital et la casse de la santé.

OPÉRATION SÉDUCTION À LA PITIÉ-SALPÊTRIÈRE

Alors que, selon Macron lui-même, on se prépare à « une épidémie qui arrive », le Président de la République a tenté un coup de com’ à la Salpêtrière, où est mort le premier patient français atteint du coronavirus. Il s’est rapidement fait interpeller par un médecin, sur la crise de l’hôpital et la casse de la santé.

Opération séduction pour un Macron qui cherche à redorer son blason. Avant de décoller pour l’Italie, il a organisé une visite surprise à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où est mort le premier patient français atteint du coronavirus. Accompagné de son nouveau ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran, l’objectif était simple : se montrer à la fois rassurant et responsable quant à l’épidémie. « On a devant nous une crise, une épidémie qui arrive, a-t-il déclaré. Cela suppose de s’organiser et de l’affronter au mieux avec la vie qui continue... »

Un coup de com’ mis à mal par l’interpellation du président par un médecin, dénonçant la casse de l’hôpital public, fortement aggravée par la politique de Macron. « Quand il a fallu sauver Notre-Dame, il y avait beaucoup de monde pour être ému. Là il faut sauver l’hôpital public, qui est en train de flamber à la même vitesse que Notre-Dame a failli flamber. Ça s’est joué à rien et là, en ce moment, ça se joue à rien »

Car pour endiguer l’épidémie qui s’étend, comment faire confiance à un gouvernement qui joue les pompiers-pyromanes, quand dans le même temps les budgets alloués à l’hôpital et à la santé sont drastiquement réduits, quand les soignants travaillent à flux tendus ?

« Vous pouvez compter sur moi, a conclu le neurologue face à Macron. L’inverse reste à prouver. »

La crise ouverte autour du coronavirus vient surtout servir de nouveau révélateur des attaques successives des services publics, et de la situation désastreuse dans laquelle sont plongés les hôpitaux. La Macronie, artisane de l’austérité dans la santé, est bien mal placée pour s’ériger en salvatrice.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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