QUI SOUTIENT ENCORE MACRON ?

par Syndicat CGT Le Meux  -  7 Février 2020, 22:38  -  #Notes d'information Cgt Unilever

1000 jours après l’élection de Macron, 64% de la population juge que c’est un « mauvais président »

Un sondage publié le 6 février par Odoxa à l’occasion des 1000 jours de présidence macronienne montre un niveau important de détestation envers le président de la république et du monde qu’il incarne.

QUI SOUTIENT ENCORE MACRON ?

Selon un sondage publié le 6 février à l’occasion des 1000 jours de présidence macronienne, 64% des personnes interrogées jugent qu’Emmanuel Macron est un « mauvais président », soit près de deux personnes sur trois. 32% considèrent même qu’il est un « très mauvais président ». Un niveau de détestation important contre le chef de l’Etat et son gouvernement, affaiblis par la crise des Gilets Jaunes puis le mouvement de grève contre la réforme des retraites.

Et pour cause, selon le même sondage, ceux qui ont mauvaise opinion de lui considèrent à 62% mauvais en raison « de ses actions politiques et de la politique qu’il a mené », tandis que 37% l’incriminent pour « son attitude, son ton et sa communication », que 69% des personnes interrogées trouvent mauvaise au demeurant. C’est donc tant le contenu antisocial et antidémocratique des contre-réformes de son gouvernement, que la méthode et les petites phrases qui sont autant de signes de mépris envoyés à la majorité de la population.

En effet, cela s’illustre dans l’actualité tant avec l’opposition massive à la réforme des retraites perçue à juste titre comme l’incarnation d’un projet de société néolibéral profondément injuste, qu’avec le scandale autour du rejet par les députés macronistes d’un amendement permettant de d’allonger à 12 jours la durée du congé de deuil pour les parents ayant perdu un enfant, que 73% des personnes interrogées qualifient d’ « assez grave ».

Une délégitimation importante de la politique du gouvernement par la majorité de la population déjà exprimée par le mouvement des Gilets jaunes, accentuée par les éléments de crise institutionnelle, à l’instar de l’avis négatif rendu par le Conseil d’Etat au sujet de la réforme des retraites. Ou encore à l’image des déclarations du secrétaire général de la CFDT Laurent Berger au sujet de la conférence de financement et d’un éventuel retour à la mobilisation. Mis sous pression par la base, celui-ci trouvait ainsi un moyen pour se délimiter d’un gouvernement détesté par tous.

Alors que les défection se multiplient pour la macronie, y compris parmi les rangs des parlementaires LREM qui ont accusé encore deux départs supplémentaires cette semaine, cette situation pose question : mais qui soutient encore Macron ?

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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