#STOPPRODUCTIONNONESSENTIELLE

par Syndicat CGT Le Meux  -  15 Avril 2020, 11:26  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Amazon condamnée en justice pour le maintien de ses activités non essentielles

Depuis le début du confinement, des entreprises aux activités non essentielles continuent de faire travailler leurs salariés. Parmi elles, Amazon. Malgré les droits de retraits, la livraison d’objets non essentiels a continué. Grâce au combat de salariés, l’entreprise a été condamnée à cesser ce type d’activités clairement inutiles dans un contexte de crise, et qui mettent en danger les salariés.

#STOPPRODUCTIONNONESSENTIELLE

Crédit photo : LP/Olivier Arandel 

Le Tribunal de Nanterre a statué aujourd’hui en faveur des salariés, obligeant Amazon à cesser toutes ses activités non essentielles dans les vingt-quatre heures, estimant que « de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés », selon le Monde. L’entreprise devra se limiter « aux activités de réception des marchandises, de préparation et d’expédition des commandes de produits alimentaires, d’hygiène et médicaux, sous astreinte d’un million d’euros par jour de retard et par infraction constatée ».

C’est Sud Commerces qui a porté plainte contre l’entreprise et gagné le procès. Laurent Degousée, co-délégué de Sud-Commerce explique à Rapports de Force : « Ce n’était rien d’autre qu’une bataille de communication, aujourd’hui la stratégie d’Amazon est punie par la justice, ils ont voulu jouer avec le feu, ils se sont brûlés. »

 

 

DÉLIBÉRÉ @AmazonFrance : le juge ordonne de limiter, dans les 24 h et sous astreinte de 1 million par jour de retard, l'activité aux marchandises essentielles dans la période dans l'attente d'une évaluation des risques épidémiques en y associant les représentants du personnel !

De nombreux salariés avaient exercé leur droit de retrait depuis le début du confinement, pour protester contre leur direction qui les obligeait à poursuivre le travail dans des conditions déplorables. Pourtant, dans l’entreprise, il y a eu plusieurs cas chez les travailleurs. Le maintien des activités impliquait forcément de créer un foyer de contamination important.

Le géant de la livraison ne s’est d’ailleurs pas gêné pour commander et utiliser des masques et du matériel de protection en nombre, alors que les soignants en manquent, pour empêcher toute protestation et rendre impossibles les droits de retrait. Ou même d’engager des intérimaires pour fliquer et vérifier le bon déroulement du travail, comme dans un de ses entrepôts à Montélimar. Des méthodes répressives scandaleuses et qui dévoilent la perfidie de la direction de l’entreprise prête à tout pour maintenir ses profits.

Alors même qu’un salarié a été placé en réanimation il y a une quinzaine de jours, il semblait de plus en plus dangereux et absurde que ces activités puissent continuer. L’entreprise, sous couvert d’embaucher massivement, met aujourd’hui des travailleurs en première ligne sans protection adéquate et dans des entrepôts où il est impossible de suivre les normes de sécurité nécessaires. Devoir prendre le risque de mourir pour avoir livré ou organisé la livraison de chaussettes ou de lunettes de plongée en pleine épidémie est scandaleux. Aujourd’hui, des salariés sous-payés, intérimaires, précaires sont envoyés à l’abattoir pour le profits des entreprises et cela doit cesser.

Dans l’aéronautique ou l’automobile, les entreprises continuent elles-aussi leurs activités au mépris de la vie des salariés. BFMTV relaie le communiqué de l’entreprise, qui a décidé de faire appel, se défendant d’avoir mis en place toutes les mesures nécessaires malgré les témoignages et la situation racontée par les travailleurs. D’ailleurs, toujours selon BFM, Amazon pourrait même contourner la loi et faire passer ses commandes par les entrepôts du reste de l’Europe pour continuer à faire de la marge sur la vie de ses salariés. Des méthodes assumés et contre lesquelles les travailleurs s’organisent, étant pour beaucoup bien décidé à ne pas se laisser faire. Encore ce mardi, Amazon a licencié deux travailleurs aux États-Unis sous prétexte des critiques qu’ils émettaient contre l’entreprise.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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